•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les producteurs de grains déplorent une saison « catastrophique »

Une tempête qui se prépare au-dessus d'un grand champ.

La pluie de mercredi arrive trop tard pour plusieurs cultures de céréales.

Photo : Freepik / Sergej Sverdelov

Radio-Canada

Le président des producteurs de grains de l'Estrie, Stéphane Vaillancourt, se désole de voir le sort s'abattre sur les producteurs de grains qui vivent depuis deux ans des saisons qu'il qualifie de « catastrophiques ».

Cette année, le redoux connu au mois de mai combiné à la sécheresse cause d'importants dommages dans les champs. Ces aléas météorologiques s'ajoutent aux défis engendrés par la crise sanitaire, ainsi qu'aux problèmes d'approvisionnement en carburant connus l'automne dernier.

On a des producteurs dont le maïs a gelé et ils ont dû resemer. Les oignons ont gelé et les fraises hâtives aussi

Stéphane Vaillancourt, président des producteurs de grains de l’Estrie

Stéphane Vaillancourt rappelle que les dommages engendrés par le gel se feront sentir tout au long de la saison.

La pluie arrive trop tard pour les céréales

Les précipitations qui tombent mercredi arrivent trop tard pour plusieurs cultures.

Dans les champs de blé et de soya, environ 25 à 30 % de la production sera tout simplement perdue en raison de la météo peu clémente.

On a des régions qui ne récolteront à peu près rien en termes de céréales. Il n'y aura pas de grains parce qu'il va y avoir uniquement des tiges. Les céréales ont besoin d'humidité et d'eau, ce qu'on n'a pas eu cette saison.

Stéphane Vaillancourt, président des producteurs de grains de l’Estrie

Le maïs qui est une culture plus résiliente subira aussi les conséquences du manque d'eau.

Le maïs dans le stade des cinq feuilles, c'est là qu'il a besoin d'eau et il n'en a pas eu. C'est à ce stade-là que le maïs va emmagasiner l'énergie pour faire son épi, décrit-il.

Selon lui, ce manque d'eau risque d'entraîner la croissance de plus petits épis cette saison.

Cette production réduite cette année pourrait entraîner une pénurie de grains produits au Québec. Les producteurs de bière qui souhaitent utiliser des céréales locales pourraient avoir du mal à s'approvisionner cette année, croit Stéphane Vaillancourt.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Estrie

Agriculture