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Une famille noire dénonce un événement raciste sur l'autoroute

Un automobiliste porte une sorte de masque sur lequel on peut lire « esclave ».

Brent Martin a été secoué en voyant un automobiliste qui portait une sorte de masque sur lequel on pouvait lire « esclave », en anglais.

Photo : Instagram/Brent Martin

Radio-Canada

Un père de famille ontarien, qui roulait en voiture sur l'autoroute 401 avec son fils et ses neveux, dit avoir été visé par le geste raciste.

Brent Martin, qui est noir, s'en allait à Windsor jeudi après-midi avec les trois adolescents quand une voiture a doublé celle dans laquelle il était passager, près d'Ingersoll.

Selon M. Martin, l'un des passagers de l'autre véhicule portait une sorte de masque attaché à ses lunettes fumées sur lequel on pouvait lire « slave » (esclave, en anglais).

Il soutient que l'automobile a ralenti, pour que lui et sa famille puissent bien voir ce qui était écrit.

Ils avaient choisi notre voiture, dans laquelle il y avait de jeunes Noirs – mes neveux et mon fils ont entre 16 et 18 ans, dit-il. Ils voulaient leur dire : "Eh, voilà le message qu'on vous envoie".

Brent Martin

M. Martin a passé le reste du trajet à discuter avec son fils et ses neveux des émotions que le geste a fait naître.

Son fils s'est senti dans un film d'horreur. Un de ses neveux n'avait jamais vécu rien de tel. L'autre, tout comme M. Martin, a ressenti de la colère.

C'était une autre occasion pour eux de comprendre leurs racines, leur identité et ce à quoi ils seront exposés, dans la vie, en tant qu'hommes noirs, fait-il remarquer.

Brent Martin a publié des photos de la voiture bleue et de ses occupants sur Facebook et Instagram. Elles ont été fréquemment partagées, un geste important, selon lui, pour discuter du racisme au Canada. Il raconte que la plaque d'immatriculation ressemblait à celles du Québec.

En cours de route, M. Martin et sa famille ont quitté l'autoroute pour faire une pause et croisé un agent de la Police provinciale de l'Ontario (PPO).

Brent Martin lui a raconté ce qui venait d'arriver, mais le policier a balayé l'affaire du revers de la main. Il déplore le fait que l'agent n'ait pas pris l'histoire au sérieux et signalé le numéro de plaque à ses collègues pour vérification.

Contacté par CBC, un porte-parole de la PPO n'était au courant d'aucune enquête sur cet événement.

D'après les informations de Liny Lamberink, de CBC

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