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Après 12 ans, l’ACFA de Grande Prairie ne gérera plus le service d'aide à l'emploi

Une personne lit les emplois offerts dans un journal.

L’ACFA régionale de Grande Prairie recevait plus de 350 personnes par année pour ce service, selon sa directrice. Parmi elles, 82 % ont trouvé un emploi.

Photo : IStock

Radio-Canada

La communauté francophone de Grande Prairie se retrouve sans service d'aide à l'emploi. La province a lancé un appel d'offre pour renouveler les services de traduction en français basés sur l'emploi, mais a rejeté toutes les candidatures soumises, y compris celle de l'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) pour la région de Grande Prairie qui détenait ce mandat depuis 12 ans.

C’est dommage, car je pense qu’on faisait un bon travail pour aider les gens à s’intégrer dans la communauté de Grande Prairie, indique la directrice de l’ACFA régionale de Grande Prairie, Michelle Margarit.

Habituée à naviguer dans ce processus du gouvernement, Michelle Margarit, note qu'il était différent des fois précédentes.

Il y avait des questions où on me demandait de justifier ma connaissance de la diversité et comment j’ai appris à travailler avec elle. Je trouve que cela s'éloignait de la demande pour les services de traduction pour l’emploi, dit-elle.

Lorsque nous avions le contrat, notre principal rôle était d’aider les gens à faire leur CV en anglais parce qu’il n’y a pas d’autres services francophones à Grande Prairie.

Michelle Margarit, directrice de l’ACFA régionale de Grande Prairie

Elle croit que le gouvernement s’attendait à ce que l’ACFA régionale en fasse plus avec la somme de 45 000 $ qu'il lui versait pour combler les services de traduction. Mais, ce n’est pas possible pour nous d’en faire plus avec 45 000 $ quand les groupes anglophones ont 150 000 $ - 200 000 $, dit Michelle Margarit.

L'attachée de presse du ministère des Services communautaires et sociaux de l'Alberta, Diane Carter, a confirmé que toutes les soumissions ont été évaluées et qu’aucun fournisseur n'a été retenu. La raison pour laquelle aucun de ces fournisseurs n'a été retenu reste toutefois floue.

La province recherchait des services de traduction en français basés sur l'emploi d'une valeur contractuelle de 45 000 $, réitère l'attaché de presse qui dit ne pas être en mesure de donner plus de détails, notamment sur la liste des organismes qui ont posé leur candidature, pour des raisons de confidentialité.

Diane Carter indique que la province évalue les besoins en services d'emploi francophone dans la région de Grande Prairie, sans toutefois spécifier si le gouvernement a l'intention de lancer un nouvel appel d'offres.

Cette évaluation permettra d'identifier les services similaires qui existent dans la communauté et les opportunités de les offrir à distance, dit-elle.

Les options virtuelles sont actuellement disponibles pour toute personne recherchant ces services.

Diane Carter, attachée de presse, ministère des Services communautaires et sociaux de l'Alberta

Les organismes qui souhaitaient décrocher le contrat du gouvernement avaient jusqu'au 17 avril pour soumettre leur candidature, afin de débuter le mandat auprès des francophones le 1er mai.

L'ACFA régionale de Grande Prairie envisage de soumettre à nouveau sa candidature si la province décide de lancer un nouvel appel d'offres.

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