•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Patrick Lavoie déplore la gestion « malsaine et hypocrite » de Randy Ambrosie

Patrick Lavoie lors d'une entrevue pendant la saison 2019.

Patrick Lavoie, des Roughriders de la Saskatchewan, n'a pas mâché ses mots à l'égard de Randy Ambrosie.

Photo : Radio-Canada

Au cours des dernières semaines, Patrick Lavoie a eu vent de divers scénarios proposés par les autorités de la Ligue canadienne de football (LCF) pour sauver la saison 2020. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le plus récent est loin de lui plaire : une saison écourtée de six matchs avec quatre ou cinq jours de repos entre chaque match.

Qui plus est, dans cette proposition de la LCF, les joueurs recevraient le tiers de leur salaire puisqu’ils joueraient le tiers des 18 matchs initialement prévus au calendrier.

Un joueur de football avec un ballon entre les mains.

Patrick Lavoie a manqué toute la saison 2019 en raison d'une blessure au dos, mais il est parvenu à revenir à temps pour les séries.

Photo : Radio-Canada

On nous demande beaucoup de choses, mais on nous en donne peu. C’est difficile de penser qu’il y ait quoi que ce soit de gagnant pour les joueurs, résume le centre-arrière des Roughriders de la Saskatchewan, qui ne s’est pas gêné pour mentionner certaines demandes de la LCF qui lui déplaisent.

On nous demande de rouvrir la convention collective pour 2020-2021, d’avoir moins de repos entre les matchs, de renoncer à notre fonds de pension, d’éliminer tous les bonis à notre contrat et d’accepter un prorata du salaire de base, dit celui qui avait décidé bien avant que l’arrivée du coronavirus que 2020 allait être le chant du cygne de sa carrière de footballeur.

Pas d’entente d’ici le 23 juillet, pas de saison 2020

Patrick Lavoie ne mâche pas ses mots lorsque vient le temps de commenter le leadership du commissaire de la LCF, Randy Ambrosie, depuis le début de la pandémie. Ce dernier a récemment imposé une date limite, soit le 23 juillet prochain, pour que les deux parties s’entendent, sans quoi il n’y aurait pas de saison 2020.

Une demande qui a enflammé ce vainqueur de la Coupe Grey en 2016 avec le Rouge et Noir d’Ottawa

C’est très déplorable et ridicule de mettre un deadline quand on aurait pu régler certaines choses depuis un mois et demi. Là, on se fait tout lancer dans notre cour. C’est malsain et hypocrite.

Selon lui, le grand patron de la LCF a fait certaines choses à l’envers, comme son désir de s’entendre avec l'Association des joueurs avant d’aller voir le gouvernement fédéral pour une aide financière. C’est ridicule, a-t-il pesté au micro de l'émission Pour faire un monde.

Terminer une carrière de cette façon, ce serait très dommage, mais au moins, j’aurai contrôlé ce que je peux contrôler.

Patrick Lavoie, centre-arrière des Roughriders de la Saskatchewan
Patrick Lavoie (no 81) court jusqu'à la zone de but pour le premier touché du Rouge et Noir.

De 2014 à 2017, Patrick Lavoie (no 81) a eu du succès avec le Rouge et Noir d'Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Une vague de retraités prématurés?

Le report de la présente saison, qui devait prendre son envol à la mi-juin, a pour conséquence que les athlètes ne touchent pas le moindre dollar. En revanche, les entraîneurs et les autres membres du personnel reçoivent une partie de leur salaire, chose qui déplaît à de nombreuses têtes d’affiche de la LCF.

L’une d’elles, James Wilder fils, qui venait de signer un contrat avec les Alouettes de Montréal, a choisi d’accrocher ses crampons pour accepter un poste d’entraîneur dans une école secondaire de Floride.

Quand tu n’as pas de revenus pendant des mois, tu dois te retourner de bord et trouver des revenus pour mettre du pain et du beurre sur la table pour ta famille. Il est très possible que d’autres joueurs décident de prendre leur retraite et acceptent un emploi stable pour le bien de leur famille, explique Patrick Lavoie, qui s’identifie davantage à ses rôles de père de famille et de mari qu’à celui de footballeur professionnel.

C’est sûr que tous les joueurs aimeraient pouvoir jouer, mais pas à tout prix.

Patrick Lavoie, vétéran de huit saisons dans la LCF

Avec les informations d’Olivier Daoust

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Football

Sports