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Blaine Higgs refuse toujours de présenter ses excuses au Dr Ngola

Aucune accusation criminelle ne sera déposée contre le Dr Ngola, selon son avocat.

Le bureau du Dr Jean-Robert Ngola, à Campbellton.

L'avocat du Dr Jean-Robert Ngola a reçu la confirmation qu'aucune accusation criminelle ne sera déposée.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Le médecin accusé d'être le patient zéro de l'éclosion du Restigouche revient à la charge et exige une autre fois des excuses publiques du premier ministre du Nouveau-Brunswick. Mais Blaine Higgs reste campé sur ses positions et refuse, pour la deuxième fois, de présenter des excuses.

Ma position n'a pas changé, a dit Blaine Higgs, mercredi. J'assume les commentaires que j'ai faits et je n'ai pas l'intention de retirer mes paroles.

Le 10 juin, le Dr Jean-Robert Ngola avait déclaré avoir été faussement accusé par le premier ministre néo-brunswickois lors du point de presse provincial du 27 mai.

Blaine Higgs avait qualifié d’irresponsable un travailleur de la santé qui n'avait pas été honnête sur les raisons de son déplacement et s’était publiquement demandé si des accusations étaient de mise dans cette affaire.

Le premier ministre n'a jamais nommé explicitement le nom du médecin, mais ce dernier a rapidement été identifié dans les médias sociaux.

L'avocat du Dr Ngola, Joël Étienne, croit qu'il y ait donc pu avoir une fuite d'information.

Ce dernier ne comprend pas pourquoi les excuses se font toujours attendre, puisqu'il est selon lui impossible de prouver que le Dr Ngola est bien le patient zéro de cette éclosion.

Pour nous, c’est une vérité qu’il a toujours été innocent et c’est pour cela qu’on demande encore une fois au premier ministre de la province de présenter des excuses, a-t-il affirmé en entrevue mardi.

Joël Étienne, avocat spécialisé en immigration

Joël Étienne, avocat du Dr Ngola (archives).

Photo : Radio-Canada / Fannie Bussières McNicoll

Si Blaine Higgs refuse de présenter ses excuses, l’avocat du Dr Ngola a qualifié de très sérieuse l’option d'aller en justice pour faire avancer le dossier.

Pas d'accusations criminelles contre le médecin

Joël Étienne affirme que la police a interrogé son client pour déterminer s’il y avait lieu de porter des accusations de négligence ayant causé la mort ou des blessures corporelles.

La salle d'attente du bureau du Dr Jean-Robert Ngola, à Campbellton.

Le bureau du Dr Jean-Robert Ngola, à Campbellton.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

L'avocat dit avoir reçu, il y a quelques jours, la confirmation qu'aucune accusation criminelle ne sera déposée.

Le Dr Jean-Robert Ngola a pratiqué la médecine familiale à Campbellton depuis 2013.

Après les allégations, il a été suspendu le 28 mai par le Réseau de santé Vitalité, même s'il avait déjà annoncé sa démission à partir du mois d'août.

Si des accusations criminelles sont écartées, la possibilité d'une accusation d'infraction en vertu de la Loi sur les mesures d'urgence existe toujours.

Sur ce point, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) soutient qu'une enquête est toujours en cours.

Le PDG du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, affirme pour sa part que l'étude du cas à savoir si la suspension sera levée ou non suit son cours.

Le Dr Ngola a quitté son poste en date du mois d’août, et le processus en vigueur pour étudier la situation va se continuer au cours des prochains mois. Donc on n’est aucunement influencé par les accusations portées ou non par les autorités légales, indique-t-il.

Chronologie des événements

Au cours de la semaine du 10 mai, le Dr Ngola fait un aller-retour au Québec.

Dans la mise à jour provinciale au sujet de la COVID-19 du 27 mai, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, annonce un nouveau cas de COVID-19 et affirme qu’un professionnel de la santé irresponsable n’a pas été honnête quant aux raisons de son déplacement.

Le Dr Ngola est alors accusé par plusieurs d’être à l’origine d’une éclosion de COVID-19 dans le nord du Nouveau-Brunswick.

Le 28 mai, l’employeur du Dr Ngola, le Réseau de santé Vitalité, le suspend de ses fonctions.

Dans les semaines qui suivent, l'éclosion frappe un foyer de soins à Atholville puis l'Hôpital régional de Campbellton, infectant une quarantaine de personnes et causant deux décès.

Le Dr Ngola est sous protection policière et affirme être victime d'insultes raciales, d'attaques et de discours de haine.

Fin mai, la GRC indique mener une enquête pour déterminer s’il y a eu infraction en vertu de la Loi sur les mesures d’urgence.

Le Dr Ngola communique avec le cabinet EME le 1er juin et le cabinet embauche la firme d’enquête privée Haywood Hunt & Associates pour mener une enquête.

L’avocat du médecin suspendu demande au gouvernement le 10 juin de se rétracter et d’offrir des excuses publiques.

Avec les informations de Nicolas Steinbach et de Margaud Castadère

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