•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les consultations publiques sur le racisme systémique sont lancées à Calgary

De nombreux manifestants marchent dans une rue.

Plus d'un millier de manifestants ont marché dans les rues de Calgary pour dénoncer le racisme et la mort de George Floyd le mois dernier.

Photo : Radio-Canada / Mike Symington

Radio-Canada

Après Edmonton, c'est au tour du conseil municipal de Calgary de lancer des audiences publiques sur le racisme systémique mardi. Plus de 140 personnes ont confié leurs expériences personnelles et livré des témoignages poignants.

Adora Nwofor a été la première participante à prendre la parole. Elle a offert un puissant discours qui a dû, comme d'autres, être arrêté par le président du comité, car le temps alloué de cinq minutes par participant était dépassé.

D’entrée de jeu, Adora Nwofor a souligné que cette période de consultation arrive trop tard pour effacer le racisme qu’elle subit dans la métropole depuis sa naissance.

Je mérite de l’aide. Les personnes marginalisées méritent de l’aide, du soutien et des soins, dit-elle.

Immédiatement après, une employée du service de stationnement de la Ville de Calgary s’est confiée sur le racisme qu’elle subit dans son milieu de travail : Il est important de faire de l’éducation. Mais il faudrait rendre obligatoire une formation antiracisme pour tous les employés de la Ville, peu importe leur échelon.

Je suis ici parce que je veux que mon fils grandisse en ayant la liberté et la confiance d’utiliser son nom complet nigérian sans peur d’être discriminé.

Une employée de la Ville

Ninotchka Pierre Pierre participe aux consultations publiques sur le racisme avec ses amis pour proposer des changements concrets aux élus. Par exemple, redistribuer l'argent qui va à la [police municipale] dans l'éducation, dans les arts et dans les services sociaux , dit-elle.

Une femme noire portant un masque s'adresse à une journaliste. Derrière elle, ses amis lèvent un poing dans les airs.

Ninotchka Pierre Pierre est au conseil municipal mardi pour partager ses expériences et proposer des solutions pour éliminer le racisme.

Photo : Radio-Canada / Louise Moquin

Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, espère que les consultations ne permettront pas seulement de reconnaître qu’il y a un problème dans la ville, mais qu’elles amèneront aussi le conseil municipal à prendre des décisions difficiles.

Pour être honnête, je ne sais pas où on s’en va. Je n’ai pas de solution dans ma tête, avoue M. Nenshi.

On doit être fier de ce qu’on a fait pour être une communauté inclusive. En même temps, on a beaucoup de travail pour devenir antiraciste.

Naheed Nenshi, maire de Calgary

Les consultations, qui ont commencé mardi après-midi, se poursuivront en soirée et mercredi. Le conseiller municipal Gian-Carlo Carra, qui préside le comité, tient à ce que tous ceux qui l'ont demandé aient la chance de s'exprimer. Les audiences pourraient donc s’étaler sur une plus longue période encore.

Cette séance est un passage obligé pour moi et mes collègues, puisque nous devons agir en fonction de ce que nous aurons appris et entendu, pense-t-il.

Ces consultations publiques font suite aux marches de soutien au mouvement Black Lives Matter en juin dernier et à une pétition en ligne qui a récolté plus de 72 000 signatures demandant justement la tenue d'audiences sur le racisme systémique. Les signataires souhaitent que la métropole trouve des solutions pour devenir plus inclusive.

Des changements à Edmonton

Après avoir fait le même exercice le mois dernier, le conseil municipal d'Edmonton a voté lundi pour réduire le budget de son corps policier prévu pour l'an prochain. Les fonds doivent être redirigés entre autres vers des services sociaux et de logement.

Plus précisément, le budget de la police d’Edmonton n’augmentera pas de 16 millions de dollars l’an prochain tel que prévu, mais de 10,5 millions de dollars.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Droits et libertés