•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bisbille entre pêcheurs au quai de Rimouski

La situation a nécessité l'intervention d'agents de la Sûreté du Québec.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Boudreau

Radio-Canada

Pêcheurs commerciaux et pêcheurs récréatifs peinent à cohabiter au quai de Rimouski. Une barrière improvisée aurait mis le feu aux poudres, mardi matin.

Des pêcheurs récréatifs d’éperlans ont découvert avec surprise qu’un vieux filet avait été installé pour leur barrer l’accès au quai, selon eux, afin d’en permettre l’usage exclusif par les pêcheurs commerciaux.

C’est un terrain qui appartient à tout le monde, s’insurge Jean-Frédéric Beaulieu, un pêcheur rimouskois. Si on ne pouvait pas avoir accès à cause de la barrière des pêcheurs commerciaux, on a décidé qu’eux non plus n’auraient pas accès.

Ainsi, une confrontation entre pêcheurs a nécessité l’intervention d’agents de la Sûreté du Québec mardi matin.

[Les pêcheurs commerciaux] disent que l’on nuit à la circulation de leurs camions, mais ils ne prennent pas 30 secondes pour nous demander de déplacer nos voitures, allègue M. Beaulieu qui suggère de redonner l’accès à un deuxième quai aux pêcheurs récréatifs pour que chaque catégorie de pêcheurs puisse avoir son propre quai.

Un filet de pêche au sol devant l'entrée du quai de Rimouski.

Un filet de pêche avait été installé pour bloquer l'accès au quai.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Boudreau

Ils disent que ça prend 30 secondes, mais parfois ça peut prendre une quinzaine ou une vingtaine de minutes pour que nos camions puissent passer, réplique pour sa part René Méthot, un employé des Pêcheries de l’estuaire et qui affirme ne pas être à l'origine de la barrière improvisée. Ils se ramassent des fois 50 ici et il n’y a plus de place pour les camions.

La Ville de Rimouski a été interpellée par la situation et espère une meilleure cohabitation entre les catégories de pêcheurs.

Il doit y avoir une cohabitation et toutes démarches qui visent à restreindre l’accès au quai […] je vais la dénoncer, a indiqué le maire de Rimouski, Marc Parent. On demande aussi aux pêcheurs d’éperlans d’être sensibles aux demandes des pêcheurs commerciaux.

Selon M. Parent, le débat n’en est pas un d’espace, mais plutôt de temps : il faut une sensibilité aux périodes de pointes en après-midi lorsque les bateaux commerciaux rentrent au quai.

Avec les informations de Jennifer Boudreau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Bas-Saint-Laurent

Chasse et pêche