•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des ours s'adaptent pour coexister avec des humains

Une tête d'ours.

La coexistence entre les grands carnivores et les humains pose l’un des plus grands défis de conservation de notre époque, selon les auteurs de l’étude.

Photo : Pixabay

Certains grizzlis de Colombie-Britannique sont devenus plus nocturnes pour limiter leurs interactions avec les humains et ainsi mieux assurer leur propre survie, selon une étude menée par des chercheurs de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. 

Les auteurs ont analysé plus de 40 ans de données démographiques sur plus de 2500 grizzlis de Colombie-Britannique pour mieux comprendre les comportements et les mécanismes démographiques soutenant la coexistence de ces animaux avec l'être humain dans certaines régions. 

Les ours, dans des régions dominées par les humains, augmentent leur comportement nocturne de 2 à 3 % une fois qu’ils ont atteint l’âge de 3 ans et ceci a mené à une augmentation de 2 à 3 % dans les taux de survie chaque année, explique Adam Ford, qui est professeur de biologie à l’Université de la Colombie-Britannique dans l’Okanagan (UBCO). 

Au contraire, dans les régions sauvages étudiées, les chercheurs n’ont pas trouvé de changement significatif entre l’âge et les tendances nocturnes des bêtes. Ils pensent donc que cela signifie que les humains provoquent le changement de comportement chez l’ours. 

Toutefois, cette adaptation prend du temps et de nombreux ours meurent avant d’apprendre à vivre avec les humains, selon l’auteur Clayton Lamb, qui s’intéresse au comportement et à l’écologie et qui est en postdoctorat au campus de l’UBCO

Les ours qui vivent près des gens s’engagent activement dans les comportements nocturnes pour augmenter leur propre survie et réduire le risque de conflit avec les gens, mais ce n’est souvent pas suffisant pour soutenir leur population.

Clayton Lamb, chercheur UBCO

L’étude, publiée lundi dans Proceedings of the National Academy of Sciences, suggère que ces populations d’ours doivent aussi compter sur des ours provenant de régions à proximité, mais avec moins d’impact humain, pour assurer leur survie.

Si nous en venions à doubler la population humaine en Colombie-Britannique ou à diminuer de moitié les régions sauvages, l’équilibre qui existe au sein des populations d'ours grâce à la migration de ces régions pourrait s’effondrer, indique Clayton Lamb.

Ailleurs sur le web :

L'étude The ecology of human-carnivore coexistence (Nouvelle fenêtre) [en anglais seulement].

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Animaux

Environnement