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2 chercheurs visent à améliorer l'accès au test génétique dans le dépistage du cancer

Leur projet est l’un des récipiendaires d’un concours portant sur l’innovation et la recherche en oncologie.

Une main avec un gant rose, tient de petits échantillons de plastique transparent et les dépose dans un contenant jaune.

Le projet des chercheurs est un outil pour pallier le manque de ressources et la croissance des demandes de consultations concernant le syndrome héréditaire des cancers du sein et de l'ovaire.

Photo : iStock

Un modèle collaboratif développé par deux chercheurs du CHU de Québec-Université Laval retient l’attention. Ce modèle vise à améliorer l'accès à des services en génétique et à des tests pour des patientes atteintes de cancer du sein et de l’ovaire.

Les chercheurs Hermann Nabi et Michel Dorval forment une des deux équipes récipiendaires d’un concours du pôle québécois de recherche Oncopole. Un montant de 1,7 million de dollars sur deux ans est prévu dans le cadre de ce concours, dont la moitié ira à l’équipe de Québec.

Le modèle collaboratif oncogénétique créé à Québec vise à optimiser l’offre de service en oncologie dans les établissements de Québec et d’ailleurs, en collaboration avec les CISSS de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent, ainsi que le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il est implanté au CHU de Québec depuis 2017, maintenant, les chercheurs aimeraient l'étendre à un plus large réseau.

Ce qu'on souhaite faire c'est de voir dans quelle mesure le modèle est totalement robuste, ou nécessite des ajustements. On se demande aussi si ce modèle pourrait être implanté dans d'autres établissements, en région notamment, où il n'y a pas de services oncogénétique, mais que le modèle pourrait faire en sorte q'un patient ait moins à se déplacer pour recevoir des résultats, explique le chercheur Hermann Nabi.

Un collage d'une photo individuelle des chercheurs. Hermann Nabi est à gauche et Michel Dorval à droite. Tous les deux portent un veston foncé une chemise blanche. Ils sont souriants.

Hermann Nabi est chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval et professeur adjoint d’Épidémiologie au Département de médecine sociale et préventive à l’Université Laval. Michel Dorval est professeur titulaire à la Faculté de pharmacie de l’Université Laval, et chercheur Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval.

Photo : fournie par l'Oncopole

Leur travail se concentre sur les cancers du sein et de l'ovaire parce que ce sont des cancers identifiés comme ayant des gènes qui augmentent particulièrement les risques de développer la maladie.

L'équipe, composée de 35 chercheurs au total, estime qu'en ayant des informations plus précises sur chacun des cas, les traitements peuvent être ainsi optimisés.

Vers une plus grande collaboration

Les files d’attente avant d’obtenir les tests génétiques s’allongent alors que pourtant, la rapidité du test peut prévenir bien des complications.

Les patientes doivent aussi visiter plusieurs services pour répondre à différentes questions.

Ce modèle se veut donc un outil pour pallier le manque de ressources et la croissance des demandes de consultations concernant le syndrome héréditaire des cancers du sein et de l'ovaire.

En misant sur la collaboration entre les professionnels et les organisations, on arrive à mieux répondre à la demande croissante et ultimement, aux besoins des gens, ajoute de son côté le professeur Michel Dorval.

L’oncogénétique peut avoir un impact substantiel pour les personnes qui présentent un haut risque de cancer, car elle nous mène à un diagnostic ou un pronostic plus précis, ce qui nous permet d’identifier avec plus de précision le traitement le plus optimal.

Hermann Nabi

Ce qu'on a comme résultats au CHU de Québec, c'est que les gens se parlent, d'un service à l'autre, plus qu'avant. On arrive ainsi à éviter les doublons entre le service d'oncologie, par exemple, mais aussi le service de génétique médicale. On veut que les patients se baladent moins, précise M. Nabi.

Les autres chercheurs récompensés par le pôle de recherche Oncopole sont Sylvie Lambert et Peter Nugus du Centre hospitalier Ste-Mary’s. Ils s’intéressent à la mise en oeuvre de l’intégration des résultats rapportés par les patients, un modèle pour les centres de cancérologie du Québec.

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