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Sans travail au Québec, Serge Denoncourt part en Europe

Serge Denoncourt porte des lunettes.

Le metteur en scène québécois Serge Denoncourt

Photo : ATTRACTION IMAGES

Fanny Bourel

Puisque la crise de la COVID-19 paralyse les théâtres québécois, le metteur en scène Serge Denoncourt a décidé de s’envoler pour l’Europe afin d’y travailler, mais aussi de rouvrir l’école d’art qu’il a lancée pour les jeunes Roms en Serbie.

Je pars en Europe, car je n’ai aucune raison d’être ici, je n’ai pas de travail, déclare celui qui a donné, jeudi, sa dernière chronique à l’émission Bonsoir bonsoir!, diffusée sur ICI Télé. 

Trois projets de spectacle en Europe

Serge Denoncourt se rendra en Italie, où il possède une maison, et en France.

En Italie, il fera des auditions pour trouver la distribution de la version italienne de la comédie musicale Bernadette de Lourdes, qu’il a mise en scène et qui a rencontré du succès en France lors de son lancement l’an dernier. Plusieurs grands noms du spectacle québécois ont travaillé sur cette comédie musicale à saveur historique, qui porte sur Bernadette Soubirous, une jeune Française ayant vu la Vierge Marie dans une grotte.

Lorsqu’il sera en France, Serge Denoncourt procédera également aux auditions pour Je vais t’aimer, une autre comédie musicale prévue pour 2022. Ce spectacle qu’il a écrit reprendra des chansons à succès du Français Michel Sardou. 

Autre projet pour Serge Denoncourt en France : la préparation d’un grand spectacle commémorant le débarquement de Normandie en vue du 80e anniversaire de cet événement en 2024. 

C’est un énorme projet. Il s’agit de créer une expérience immersive, quelque chose qui n’existe pas encore, dit-il. 

L’art pour sortir les jeunes Roms de leur ghetto

Serge Denoncourt profitera de son séjour en Europe pour reprendre son bénévolat auprès des jeunes Roms, qui font partie d’une communauté marginalisée et stigmatisée en Serbie. 

Pour les aider à sortir de leur ghetto, il a créé une école d’art qui dessert des centaines de jeunes en Serbie. C’est difficile pour eux, car l’école a fermé à cause de la pandémie, souligne-t-il. 

Cette situation accentue l’exclusion de ces jeunes. L’homme de théâtre québécois souhaite donc que l’école donne à nouveau des cours, ou au moins des services d’aide. Je m’en vais voir comment on peut travailler pour remettre l’école sur pied, explique-t-il. 

Si on peut reprendre les cours, je vais appeler tous mes copains artistes sans boulot au Québec pour qu’ils viennent, ajoute-t-il. 

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