•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Accouchements forcés à Moncton : aucune poursuite criminelle contre l'ex-infirmière

Nicole Ruest en habit d'infirmière.

L'infirmière Nicole Ruest a travaillé pour l'Hôpital de Moncton pendant 15 ans.

Photo : Instagram : nicoleruest191

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) confirme qu'il n'y aura aucune poursuite criminelle intentée contre Nicole Ruest. L'ex-infirmière faisait l'objet d'une enquête criminelle.

Des femmes qui auraient reçu sans leur consentement le médicament ocytocine, utilisé pour accélérer un accouchement, ont déposé un recours collectif en avril dernier. Une enquête interne du Réseau de santé Horizon a démontré que deux de ces femmes ont dû subir une césarienne d’urgence après s’être fait administrer l’hormone.

L'ex-infirmière a été congédiée peu de temps après que cette affaire a éclaté au grand jour. Mme Ruest travaillait au département des naissances de l’Hôpital de Moncton depuis 2010.

Le sergent Mathieu Roy, du détachement de Codiac, a expliqué que la police a mené une enquête approfondie dans ce dossier et a ensuite transmis les renseignements au bureau du procureur de la Couronne au début de l'année afin qu'il soit décidé si des accusations allaient être portées contre Mme Ruest.

Au Nouveau-Brunswick, la Couronne doit approuver les accusations avant qu'elles ne soient déposées devant le tribunal.

L'entrée de l'Hôpital de Moncton.

L'Hôpital de Moncton où travaillait l'infirmière Nicole Ruest.

Photo : CBC

Dans ce cas-ci, la Couronne a décidé qu’aucune accusation criminelle ne serait portée contre l’ex-infirmière.

Dans une déclaration écrite envoyée par courriel mardi, le Service des poursuites publiques dit avoir examiné ce dossier et été déterminé qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour porter des accusations.

Le sergent Roy a confirmé que la GRC a contacté les mères qui avaient porté plainte dans le dossier pour les informer de la décision du procureur de la Couronne. Horizon n’a pas souhaité commenter ce dernier développement, puisque des procédures judiciaires au civil sont en cours.

Comme les tribunaux sont encore saisis de questions liées à cet incident, nous ne ferons pas d'autres commentaires.

Karen McGrath, President and CEO, Horizon Health Network

L'année dernière, le sergent Roy avait révélé à CBC qu'une personne avait été arrêtée le 25 novembre dans le cadre de cette affaire. Les enquêteurs avaient interrogé la personne en question et l’avaient relâchée par la suite.

Andrew Faith, un avocat qui représente Nicole Ruest, a publié une déclaration au nom de sa cliente mardi après-midi. M. Faith affirme que la décision rendue mardi signifie que la Couronne reconnaît que les allégations contre Nicole Ruest étaient non fondées.

Nicole a perdu son emploi et il lui est interdit de servir sa communauté depuis mars 2019 sur la base d'allégations non fondées, a écrit Andrew Faith dans la déclaration.

Nicole a toujours clamé son innocence et a l'intention de réclamer vigoureusement sa dignité et sa réputation, et surtout, son rôle de soignante, dans les mois et les années à venir.

Une action collective contre Horizon et Nicole Ruest

Une action collective a été déposée contre le Réseau de santé Horizon et Ruest au nom des femmes qui auraient reçu à tort le médicament provoquant l'accouchement à l'hôpital.

Dans sa défense, le réseau de santé reconnaît avoir employé Nicole Ruest en tant qu’infirmière dans l'unité de travail et d'accouchement de l'hôpital, mais établit qu'elle a été congédiée.

Mme Ruest, quant à elle, nie les allégations formulées dans la demande d’action collective. Ces allégations n’ont pas encore été mises à l’épreuve devant le tribunal.

Le Réseau de santé Horizon a également déposé une demande reconventionnelle contre Mme Ruest. Dans cette demande, Horizon indique que les obstétriciens de l'hôpital étaient préoccupés par le nombre croissant de césariennes d'urgence nécessitant une anesthésie générale et tentaient d'en déterminer la raison.

Avec les informations de Shane Magee, et Jean-Philippe Hughes

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Procès et poursuites