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COVID-19 : un centre de dépistage mobile ouvrira jeudi à Mercier

Un autobus de la STM transformé en une clinique de dépistage de la COVID-19.

La santé publique a déployé plusieurs cliniques mobiles de dépistage dans les zones d'éclosion de COVID-19 au cours des derniers mois.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La santé publique annonce qu'elle déploiera jeudi une clinique mobile de dépistage de la COVID-19 dans la ville de Mercier, en Montérégie, aux prises avec une éclosion qui force la fermeture de plusieurs commerces dans la municipalité.

Jusqu’ici, une épicerie a dû être désinfectée, alors qu'une boulangerie et au moins trois restaurants de Mercier ont dû fermer leurs portes temporairement après que des membres de leur personnel eurent été déclarés positifs à la COVID-19. Plusieurs sont des jeunes qui ont assisté à des fêtes privées qui ont eu lieu ces derniers jours dans la région.

Confrontée à cette éclosion de COVID-19 dans ses commerces et sa population, l'administration de la mairesse Lise Michaud avait demandé ce matin à la santé publique de dépêcher une clinique dans sa ville afin de rassurer la population et de permettre une réouverture rapide des commerces où des cas ont été signalés.

Quelques heures après, la Ville de Mercier publiait un communiqué dans lequel elle annonçait que la santé publique dépêcherait jeudi une clinique de dépistage gratuit et sans rendez-vous de 9 h 30 à 16 h au centre communautaire Roger-Tougas.

Nous sommes très heureux de la réponse rapide de la direction de la santé publique et nous leur offrons tout notre support logistique, a déclaré la mairesse Lise Michaud, qui avait réclamé publiquement cette mesure en matinée sur les ondes d'ICI Première.

Une telle installation dans sa ville permettra, selon Mme Michaud, de fournir aux commerçants un moyen de savoir rapidement si leur personnel est infecté étant donné la situation. Au moins quatre d'entre eux ont dû fermer temporairement leurs portes après la découverte de cas de COVID-19 parmi leurs employés.

Les impacts [de ces fêtes] sur notre territoire sont énormes et tout le monde a été suffisamment affecté jusqu’à maintenant. Il faut prendre les choses en main, a déclaré la mairesse.

Deux fêtes seraient à l'origine de nouvelles éclosions

Selon La Presse, une soixantaine de jeunes, dont certains travaillent dans des commerces de Mercier, ont pris part le 28 juin à une fête organisée par une adolescente de 15 ans à Saint-Chrysostome. De nombreux invités auraient contracté la maladie lors de cet événement, selon le quotidien montréalais.

L’adolescente qui avait organisé la fête en l’absence de sa mère croyait que les rassemblements de 50 personnes étaient autorisés. En fait, ce genre de rassemblement n'est actuellement autorisé que dans des lieux publics et non pas dans des résidences privées.

Une autre fête organisée à Mercier quelques jours auparavant aurait aussi contribué à répandre la maladie chez des jeunes de la région, selon la santé publique de la Montérégie.

On était aussi comme ça quand on était jeunes, on était invincibles. L’idée, ce n’est pas de lapider personne sur la place publique. L’idée, c’est de rassurer nos gens.

Lise Michaud, mairesse de Mercier

Cette multiplication rapide des cas de COVID-19 chez les jeunes adultes de la région a incité la direction de la santé publique de la Montérégie, dimanche, à lancer un appel à toutes les personnes qui ont fréquenté le bar Mile Public House de Brossard, le 30 juin, pour qu’elles subissent un test de dépistage de la COVID-19 dans le but de tenter de contenir la propagation de la maladie.

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