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La Nouvelle-Écosse n’a toujours pas son plan de rentrée scolaire 2020

Cahier d'école.

Pour le ministère de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse, toutes les options sont encore sur la table pour la rentrée 2020.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Tardif

Radio-Canada

La Nouvelle-Écosse devient la seule province en Atlantique sans plan pour la prochaine rentrée scolaire. Le gouvernement promet d’en présenter un à la fin du mois, mais cet échéancier est jugé trop tardif par des enseignants et des parents laissés dans l’incertitude.

Plusieurs s’inquiètent pour la conciliation travail-famille et pour la qualité de l’éducation qui sera offerte aux enfants.

Caroline Arsenault, présidente de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse et mère de famille, aimerait savoir le plus vite possible à quoi ressemblera la rentrée scolaire en Nouvelle-Écosse.

Caroline Arsenault, présidente de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse

Caroline Arsenault, présidente de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

C’est que fin juillet ça nous donne juste un mois vraiment à se préparer, puis c’est des choix à faire là vraiment, indique-t-elle.

Ses enfants fréquentent l’école primaire. Je me sens vraiment stressée parce que je ne sais pas ce qui va se passer au mois de septembre, se désole-t-elle.

Pour le ministère de l’Éducation, toutes les options sont encore sur la table : de l'apprentissage à 100 % à la maison, jusqu'à l'enseignement dans les écoles à capacité maximum ou réduite.

L’opposition fait des recommandations

L'opposition officielle croit que la province est en retard. On ne peut pas attendre jusqu’à la fin de juillet pour présenter un plan pour que les parents aient un moment pour l’analyser, affirme Colton Leblanc, député progressiste-conservateur d’Argyle-Barrington.

Les progressistes-conservateurs ont fait part de leurs recommandations au gouvernement. Ils suggèrent des classes de 15 élèves maximum pour la maternelle à la cinquième année. Les élèves de la sixième à la douzième année iraient pour leur part à l’école de deux à trois jours par semaine. Ils travailleraient le reste du temps à la maison.

Il faut vraiment s’assurer qu’on ne manque pas le bateau si l’on doit retourner à l’enseignement en ligne, prévient une mentore pédagogique au Conseil scolaire acadien provincial, Jacqueline LeVert.

Jacqueline LeVert.

Jacqueline LeVert, mentore pédagogique au Conseil scolaire acadien provincial (archives).

Photo : Radio-Canada / Paul Légère

Elle est convaincue que si l’apprentissage à distance devait se poursuivre, des besoins supplémentaires en formation pour les enseignants et aussi en matériel seraient nécessaires.

Il faudrait par exemple assurer un accès adéquat aux ordinateurs et à Internet haute vitesse, surtout pour les élèves plus démunis.

On ne sait pas dans quelles conditions on va travailler, on ne sait pas non plus, la perte des acquis, la dégringolade possible des élèves, on s’inquiète pour nos élèves.

Jacqueline LeVert, mentore pédagogique au Conseil scolaire acadien provincial

Le ministre de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse, Zach Churchill, assure travailler sur un plan aussi vite que possible.

Pour établir ce plan, il se basera sur des milliers de sondages remplis par des parents ainsi que sur des commentaires d’élèves, d’enseignants et de directions d’écoles.

D’après le reportage d’Olivier Lefebvre

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