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Bonheur et courbatures : retour à l’entraînement pour l’équipe canadienne de volleyball

Quatre joueurs de volleyball et deux entraîneurs pendant un entraînement.

L'équipe canadienne de volleyball masculin a repris l'entraînement, lundi, au Centre sportif de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Thériault

Après plus de trois mois sans toucher à un ballon de volleyball ou presque — autant parler d’une éternité dans leur vie —, les joueurs de l’équipe nationale masculine ont finalement repris l’entraînement, lundi, à Gatineau.

Ils participent à un camp de trois semaines pendant lequel ils auront deux entraînements par jour, cinq jours sur sept, au Centre sportif, leur domicile estival.

Nous avons l'habitude d'être ensemble pendant trois ou quatre mois l'été pour nous améliorer. D'avoir la possibilité de le faire un peu cet été est inestimable, a souligné le passeur Brett Walsh, après deux heures passées dans le gymnase.

Après la première séance, les joueurs s’attendaient à souffrir de courbatures. C’est le fun, mais ce n’est pas le fun en même temps, a mentionné Nicholas Hoag avec le sourire.

L’attaquant-réceptionneur a pu avoir accès au Centre au cours des deux dernières semaines sous la supervision d’un entraîneur, étant donné qu’il vit dans la région de la capitale nationale.

Les courbatures ont commencé à ce moment-là et je pense que ça va continuer, mais c’est de moins en moins. Il y a deux semaines, c’est là que ça a vraiment frappé, j’avais de la misère à marcher, a continué en riant le Québécois de 27 ans.

Nicholas Hoag pose pour une photo à l'extérieur.

Nicholas Hoag, membre de l’équipe nationale de volleyball masculin (archives).

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Retrouver la forme de match

Le camp mis sur pied par l’équipe canadienne a justement pour objectif de permettre aux joueurs de retrouver la forme avant de partir au début août pour retrouver leur club professionnel.

La plupart des gars ont fait beaucoup de musculation [pendant le confinement], mais le volley, c’est super dynamique, donc c’est ça qui est dangereux, a précisé Hoag, qui retrouvera sa nouvelle équipe à Istanbul, en Turquie, à la fin juillet.

Quand tu fais un squat, tous tes muscles sont contrôlés, mais quand tu arrives pour sauter, c’est tout d’un coup, c’est là qu’il y a des risques de blessures.

Nicholas Hoag, membre de l'équipe nationale de volleyball masculin

Cette semaine, il n’y a pas d’impact, c’est vraiment juste basé sur la technique, on reprend le touché de ballon. La semaine prochaine, ça va monter un peu de niveau et la troisième semaine aussi, a expliqué Gino Brousseau, un adjoint de Glenn Hoag, qui a troqué son chapeau d’entraîneur-chef de l’équipe nationale pour celui d’un pêcheur pendant quelques jours.

Pandémie oblige, les ballons sont désinfectés entre les exercices et la distanciation physique est pratiquée sur le terrain.

Les mesures sanitaires mises en place pour permettre le retour au jeu ne dérangent pas les athlètes, même s’il doivent revoir certaines habitudes, comme celle d’éponger sa sueur en touchant à son visage ou de féliciter ses coéquipiers avec un contact physique.

On est tellement tous comme des frères, donc tu as envie de leur donner un câlin, mais il faut faire attention quand même, a souligné Hoag au sujet de ses coéquipiers, en précisant qu’ils seront une douzaine à participer au camp d’entraînement au cours des trois prochaines semaines. Certains joueurs ne sont pas encore arrivés à Gatineau.

Année olympique, prise deux

L’équipe canadienne aurait dû à ce moment-ci mettre la touche finale à sa préparation pour les Jeux olympiques de Tokyo, pour lesquels elle s’est qualifiée en janvier.

Elle devra toutefois attendre une année de plus, ce qui n’est pas un problème, selon Nicholas Hoag.

On un groupe assez jeune, qui est en forme. Je pense à des pays comme l’Italie, avec des joueurs qui ont 35, 36 ans, où un an, ça fait vraiment une différence, a expliqué le vétéran. Nous, on va prendre cette année de plus pour peaufiner les petites choses qui manquaient à la qualification.

Brousseau a aussi choisi de se concentrer sur l’aspect positif de la situation. Ça donne une pause aux athlètes qui sont très sollicités. Ils jouent pendant l’année avec leur club professionnel. Quand arrive l’été, on repart avec la Ligue mondiale, a-t-il souligné.

La pause de trois mois va physiquement et mentalement avoir fait du bien à certains athlètes.

Gino Brousseau, adjoint

C'est donc une pause involontaire qu’ils vont ressentir dans tous les muscles de leur corps au cours des prochains jours.

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