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Droit de séjours à l’extérieur : le CISSS de la Côte-Nord se défend d’être inéquitable

Le centre de santé l'Hématite de Fermont

Le centre de santé l'Hématite de Fermont (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Louis Bordeleau

Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord se défend de priver injustement de séjour à l'extérieur de la région une vingtaine de ses employés, comme l'affirme un syndicat.

Selon leur convention collective, des employés de Fermont et de la Basse-Côte-Nord ont droit à des voyages annuels payés s'ils ont été recrutés hors de la ville où ils travaillent.

Le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois estime qu'on a demandé aux employés en question de déménager à Fermont lors de leur embauche, ce qui les a privés de ce privilège pendant de nombreuses années.

Les employés qui disent avoir été lésés ont été embauchés principalement entre 1990 et 2010, bien avant la création du réseau des CISSS.

Selon le CISSS de la Côte-Nord, 22 employés n'ayant pas le droit de séjours à l'extérieur ont déposé une demande pour bénéficier du privilège. Trois de ces employés se sont ensuite désistés. Ainsi, le CISSS dit avoir analysé 19 demandes, dont 15 à Fermont et 4 en Basse-Côte-Nord.

Finalement, seuls 4 de ces 19 employés ont finalement eu droit à ce privilège de sortie.

Jean-Philippe Comtois, membre du comité de direction et du comité de ressources humaines sur les disparités régionales, souligne que ces décisions ont été prises en tenant compte de l'intention de domicile du travailleur.

Est-ce que la personne avait l'intention d'en faire son domicile dans la région de Fermont, par exemple? Dans la plupart des cas, ce sont des employés qui avaient déjà l'intention de déménager. Soit qu'ils avaient une famille là-bas, ils allaient retrouver leur conjoint. Ils avaient l'intention de s'établir, donc à ce moment-là, c'est eux qui ont sollicité le CISSS de la Côte-Nord et le CISSS de la Côte-Nord les a accueillis parmi ses employés une fois qu'ils étaient déménagés à Fermont, justifie M. Comtois.

Un homme en entrevue à l'extérieur.

Jean-Philippe Comtois, membre du comité de direction du CISSS de la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Fage

Il précise que les conventions collectives des employés du réseau de la santé sont nationales et que le CISSS de la Côte-Nord ne peut pas les modifier. M. Comtois dit aussi que la direction a agi de bonne foi en analysant les dossiers présentés par les employés et en rétablissant les privilèges de sorties pour certains d'entre eux.

On parle d'une démarche volontaire du CISSS de la Côte-Nord, c'est-à-dire que les droits de recours des employés sont périmés depuis plusieurs années. C'est une démarche volontaire dans laquelle on a analysé l'ensemble des dossiers. Lorsqu'on a eu un doute raisonnable à l'effet que, peut-être, un employé aurait été lésé et qu'il est vraiment venu de l'extérieur, on a réattribué le droit à l'employé , indique M. Comtois.

Selon Jean-Philippe Comtois, il est présentement bien plus facile pour le CISSS de la Côte-Nord de pourvoir ses besoins de personnel à Fermont qu’ailleurs sur la Côte-Nord.

C’est l’endroit le plus florissant pour notre établissement considérant les recrutements qui se font avec la minière. C’est là qu’on sollicite le moins la main-d’œuvre indépendante , indique-t-il.

Avec les informations de Marlène Joseph-Blais

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