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L’« Aérocité internationale » de Mirabel redécolle

L’industrie aéronautique et les avions de fret donnent un nouveau souffle à l’aéroport des Laurentides.

Le poste de contrôle est situé tout en haut de la tour.

En janvier dernier, le service de contrôle aérien a été complètement rétabli à l'aéroport de Mirabel en raison de l'augmentation du trafic.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

En 2014, la démolition de l’aérogare de Mirabel marquait le douloureux échec d’un projet grandiose né dans les années 1970 sous le gouvernement libéral de Pierre Elliott Trudeau : faire de Mirabel le plus grand et le plus moderne des aéroports du monde.

Difficile d’oublier le drame des expropriations. La construction de l’aéroport en un temps record a entraîné le déplacement de près de 10 000 personnes, soit la plus imposante opération d’expropriation de l'histoire du Canada.

Mais en 2020, Mirabel s’est trouvé une nouvelle vocation et espère un redécollage en flèche après le choc économique causé par la COVID-19.

Le transport de marchandises a le vent dans les voiles

Chargé de matériel de protection médicale, l’Antonov 225, géant des airs ukrainiens, ne pouvait atterrir qu’à un seul endroit : Mirabel.

Un avion cargo immobilisé sur un tarmac, une douzaine d'employés à l'intérieur qui est rempli de boîtes.

L'Antonov 225 a atterri à l'aéroport de Mirabel en soirée le 1er mai 2020.

Photo : Radio-Canada / Yessica Chavez

L’Antonov 225 a ainsi fait plusieurs voyages de la Chine à Mirabel. Avec ses très longues pistes, il s’agit d’un espace idéal pour le transport aérien de fret.

Grâce à des compagnies de transport comme Fedex, DHL, UPS, Purolator, Cargojet, ainsi que des écoles de pilotage et des services d’hélicoptères, Mirabel n’a cessé de voir son trafic aérien augmenter au cours des dernières années. Cette hausse a même incité Nav Canada, qui s’occupe du contrôle du trafic aérien, à rétablir un service complet de tour de contrôle dès la fin janvier.

Déjà à l’été 2019, Aéroports de Montréal (ADM), propriétaire des lieux, avait décidé de rebaptiser l’endroit Aérocité internationale de Mirabel pour refléter sa vocation plus industrielle qu’aéroportuaire.

Aéroport de Mirabel : un pari payant

Toulouse, Seattle et… Mirabel

Le choix de Bombardier de s’établir sur l'emplacement de l’aéroport de Mirabel pour y construire sa C Series – maintenant renommée A220 et devenue la propriété d’Airbus – a été décisif pour sa relance.

Pratt et Whitney lui a emboîté le pas pour y construire ses moteurs, et d’autres grandes compagnies aéronautiques se sont aussi ajoutées, dont Nolinor, L3 COMM, Stelia et Mecachrome. Dans le même secteur, on trouve également Bell Hélicoptères, le constructeur de trains d’atterrissage Messier-Dowty et le recycleur d’avions Aérocycle.

Mirabel est devenue au fil des années un des rares sites au monde où on peut faire la fabrication d’un avion de A à Z. Il y a Toulouse et il y a Seattle, qui sont des sites aéroportuaires similaires. Mais vraiment 90 % des activités à Mirabel sont concentrées sur l’aéronautique.

Anne-Sophie Hamel-Longtin, porte-parole d'Aéroports de Montréal

Assiste-t-on à la renaissance de Mirabel? ADM préfère parler de redynamisation de cet aéroport qui, dans les faits, même au ralenti, n’a jamais vraiment cessé de fonctionner.

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