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Confusion sur le port obligatoire du couvre-visage dans le Grand Sudbury

Une petite fille et sa mère portent des masques en faisant l'épicerie.

Le port du couvre-visage est considéré comme obligatoire à l'intérieur d'endroits publics et dans les transports en commun du Grand Sudbury dès mercredi.

Photo : Associated Press / LM Otero

La mise en application de la consigne sur le port obligatoire du couvre-visage en public sur le territoire de Santé publique Sudbury et districts dès mercredi pourrait ne pas avoir la portée désirée, puisque des commerçants ne se sentent pas obligés de refuser les clients à l’entrée si ces derniers ne portent pas de couvre-visage.

Santé publique Sudbury et districts a annoncé la semaine dernière qu'elle rendra obligatoire le port du couvre-visage dans les commerces et dans les transports en commun de la région dès le 8 juillet.

Robert Green, qui est gérant du centre commercial Rainbow dans le Grand Sudbury, affirme qu’il va resserrer les critères d'accès à son établissement lors de l’entrée en vigueur des nouvelles mesures de santé publique.

Nous allons poser aux personnes qui entrent dans le centre commercial plus de questions sur leur état de santé et pour savoir si elles ont voyagé hors du Canada récemment, explique-t-il.

Mais pour entrer dans le centre commercial et une fois rendus à l’intérieur, les clients ne seront pas tenus de porter le couvre-visage, selon lui.

Un centre commercial.

Le centre commercial Rainbow n'imposera pas le couvre-visage.

Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas une consigne obligatoire de port du couvre-visage à l’intérieur, il s’agit d’une suggestion, a-t-il dit après avoir consulté les consignes du bureau de santé publique.

M. Green affirme que des affiches seront tout de même placées dans le centre commercial pour inciter les gens à porter un masque dans les magasins et à respecter les consignes de distanciation physique.

M. Green espère que le plus grand nombre de personnes adhéreront à la suggestion du bureau de santé publique.

En ce qui a trait aux employés du centre commercial et aux magasins locataires, M. Green affirme que ceux-ci vont tous porter le masque.

M. Green affirme que des masques pourront être achetés sur place chez certains détaillants du centre commercial.

Une occasion d'éduquer la clientèle

The Nickel Refillery, une entreprise qui se spécialise dans les produits sans déchets et en vrac dans le Grand Sudbury, appliquera le règlement.

Lizanna Anawati, qui est la fondatrice du magasin, affirme que les clients devront porter le couvre-visage s’ils souhaitent entrer dans le magasin.

Si une personne ne veut absolument pas porter de masque et n’a pas de raison médicale, notre personnel a reçu la consigne de lui demander d’utiliser notre service de cueillette sur le trottoir, affirme-t-elle.

Le magasin The Nickel Refillery.

Ceux qui ne veulent pas porter de masque devront opter pour la récupération des achats sur le trottoir.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Mme Anawati affirme que la mission particulière de son commerce devrait faciliter la transition.

Nous avons commencé depuis le début de notre réouverture à porter le masque non médical, et nous pensons que notre clientèle va pouvoir faire cet effort, croit-elle.

Des masques réutilisables et en tissu seront aussi en vente sur place pour aider à faire respecter la consigne.

Nous voulons éduquer notre clientèle à protéger les autres, affirme-t-elle.

Une mesure appliquée de bonne foi

Anik Proulx, qui est gestionnaire dans la division de la protection de la santé du bureau de Santé publique Sudbury et districts, affirme que les commerçants doivent prévoir une politique pour empêcher les personnes qui ne portent pas de couvre-visage d’entrer dans les établissements.

Elle ajoute que les meilleurs efforts doivent être déployés pour permettre seulement aux personnes qui portent le couvre-visage d’entrer dans les commerces.

Le bureau de santé publique veut que sa politique ait d'abord et avant tout une portée éducative.

La politique devrait être promulguée et appliquée de bonne foi, et devrait servir à éduquer sur le port du masque dans les lieux publics où la distanciation physique peut être difficile à respecter, affirme Mme Proulx.

Interrogée sur l'encadrement des récalcitrants, Mme Proulx répète que le nouveau règlement vise vraiment à éduquer.

Confusion parmi les commerçants

Bryan Welsh, qui est président du conseil d’administration de la Chambre de commerce du Grand Sudbury, affirme que beaucoup de confusion subsiste auprès des commerçants de la région.

M. Welsh affirme avoir reçu des questions de plusieurs entrepreneurs de la région, qui lui ont fait part de leurs interrogations sur la nouvelle mesure.

Selon lui, il semble [injustifié] qu’étant donné le caractère non obligatoire du masque, ce soient les commerçants qui doivent s’assurer du respect de la consigne.

Celui-ci ajoute que la Ville du Grand Sudbury n’a pas fait respecter le port du couvre-visage et que les risques de conflits entre les employés et les clients sont plus élevés.

M. Welsh souhaiterait que le Grand Sudbury mette en place une directive formelle sur l’obligation du port du couvre-visage en public, un peu comme ce qui a été fait à Toronto, afin de donner aux commerçants une ligne de conduite claire.

La Ville de Toronto a fait du très bon travail en proclamant comme obligatoire le couvre-visage à l’intérieur dans les lieux publics, les commerçants peuvent donc dire aux clients mécontents de se référer au conseil municipal, explique-t-il.

M. Welsh déplore que le Grand Sudbury fasse porter le fardeau du refus de l’entrée à un client aux commerçants de la région.

La Ville du Grand Sudbury affirme être en préparation de mesures pour favoriser le port du couvre-visage obligatoire dans les transports en commun et n'a pas voulu fournir plus de commentaires.

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