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Le directeur des bibliothèques publiques du Nouveau-Brunswick démissionne

Kevin Cormier

La nomination de Kevin Cormier à la tête du Service des bibliothèques publiques du Nouveau-Brunswick a suscité la controverse (archives).

Photo : Facebook/Kevin Cormier

Radio-Canada

Le directeur général du Service des bibliothèques publiques du Nouveau-Brunswick annonce sa démission, cinq mois après son entrée en poste.

Kevin Cormier était au coeur de la controverse cet hiver, accusé notamment d'avoir obtenu ce poste, qui s'accompagne d'un salaire pouvant atteindre 114 000 $ par an, grâce au favoritisme politique.

Plusieurs intervenants, dont les libéraux, ont souligné qu'il ne semblait pas avoir de formation ni d’expérience en bibliothéconomie.

Kevin Cormier à côté d'une maison

La liste des critères du poste de directeur général exigeait une maîtrise en bibliothéconomie ou sciences de l'information, mais le profil LinkedIn de Kevin Cormier indique qu'il a fréquenté une école de commerce à Toronto pendant un an et passé deux ans au Moncton Flight College.

Photo : CBC/Sarah Petz

Le ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Trevor Holder, avait pour sa part défendu l'embauche de M. Cormier et réfuté tout geste de favoritisme.

De retour à son ancien poste

Kevin Cormier a envoyé lundi une lettre au personnel du Service des bibliothèques dans laquelle il a déclaré qu'il était devenu une distraction pour l'organisation. Dans la note de service – obtenue par La Presse canadienne –, M. Cormier dit que l'attention que sa nomination a attirée n'est pas juste envers le personnel ou les gens qu'ils servent.

Il écrit qu'il espérait surmonter cette situation pour poursuivre le travail, mais qu'il est devenu clair que ce n'est plus possible.

Kevin Cormier a écrit dans sa lettre qu'il compter retourner au Bureau du Conseil exécutif, où il a travaillé pendant un an comme conseiller, à partir du 13 juillet.

J'ai joint la fonction publique il y a plus de 15 ans pour aider à faire du Nouveau-Brunswick un meilleur endroit et cela demeure mon objectif aujourd'hui, a écrit M. Cormier.

Le Bureau du Conseil exécutif est responsable d'examiner et de coordonner les propositions réglementaires et législatives qui affectent la politique gouvernementale.

Une personne « qualifiée » en intérim

Le ministre Holder a déclaré lundi après-midi qu'une personne du réseau des bibliothèques ayant les qualifications appropriées occupera le poste à titre intérimaire.

Ensuite, nous afficherons à nouveau le poste en allant de l'avant et nous prendrons le temps de nous assurer que nous le faisons bien.

La prédécesseure se réjouit

Rejointe par téléphone quelques heures après avoir appris la nouvelle, l’ancienne directrice générale du Service des bibliothèques publiques du Nouveau-Brunswick se réjouit de ce dénouement.

Sylvie Nadeau

Sylvie Nadeau a occupé le poste de bibliothécaire provinciale et de directrice générale du Service des bibliothèques publiques du Nouveau-Brunswick pendant 20 ans, jusqu’à sa retraite en décembre dernier.

Photo : Gracieuseté

Je suis heureuse que M. Cormier ait un poste au Conseil exécutif, je pense que c’est une sortie honorable pour lui de retourner où il était avant, confie Sylvie Nadeau, qui faisait partie de ceux qui ont élevé la voix pour dénoncer le processus d’embauche du nouveau directeur général.

En avril dernier, elle a écrit une lettre au premier ministre Blaine Higgs dans laquelle elle allègue que l'annonce pour son poste visait à permettre à la province de la remplacer par une personne qui n'est pas bibliothécaire.

Sylvie Nadeau espère que la controverse qui a entouré la nomination de Kevin Cormier et qui s’est soldée par sa démission mènera à un processus de recrutement transparent et rigoureux.

Pas de réponse aux demandes d'accès à l'information

Sylvie Nadeau dit ne pas avoir encore reçu de réponse à ses demandes en vertu de la loi sur l'accès à l'information adressées au ministère de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail ainsi qu'au ministère des Finances concernant le processus de recrutement.

Elle veut savoir qui a rédigé l'annonce d'emploi lorsque le poste a été initialement affiché comme à l'automne dernier, qui a approuvé l'annonce, qui a sélectionné les candidats à interviewer et qui a mené les entretiens. M. Holder dit qu'il ne comprend pas la controverse. Je ne me souviens pas d'un problème de ressources humaines ayant reçu autant d'attention au cours de mes 20 ans de vie publique, a-t-il déclaré. C'était un fonctionnaire qui avait occupé plusieurs fonctions et qui passait à une autre. C'était aussi simple que cela. M. Cormier a été nommé quelques semaines seulement avant la pandémie de COVID-19, mais il n'y avait certainement aucune inquiétude au sein du ministère concernant le travail qu'il faisait, a déclaré M. Holder. Je sais que cette période a été très éprouvante pour M  Cormier et sa famille, a-t-il déclaré, ajoutant qu'il lui souhaitait bonne chance.

Avec les informations de La Presse canadienne, Pascale Savoie-Brideau, et CBC

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