•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Première journée d'ouverture pour le camp de jour Soleil à Edmonton

Un homme prend la température d'une fillette.

Un animateur du camp de jour Soleil, à Edmonton, s'assure que les enfants n'aient pas de fièvre à leur arrivée au camp.

Photo : Radio-Canada / Andréane Williams

Comme d’autres camps de jour de l'Alberta, le Camp Soleil à Edmonton a ouvert ses portes cet été malgré la pandémie de COVID-19. Activités adaptées, nombre d'inscriptions limitées, désinfection des installations, les organisateurs du camp ont dû rivaliser d'ingéniosité pour accueillir les enfants en toute sécurité.

Équipé d’un vaporisateur qu’il porte sur son dos, Luc Dupont, coordonnateur du Camp Soleil, pulvérise un mélange d’eau et d’eau de javel sur les tables à pique-nique et les modules de jeu du parc pour enfants situé à proximité centre communautaire Idylwide.

Il faut qu’on nettoie toutes nos installations. [...] Cette semaine, c’est notre semaine test. On va adapter les horaires et les activités en conséquence. Si ça prend une demi-heure, il va falloir qu’on décale (les activités) et qu'on trouve une demi-heure dans la journée, explique Luc Dupont, coordonnateur du Camp Soleil.

Luc Dupont, vaporisateur en main, pulvérise un module de jeu.

Luc Dupont désinfecte les modules de jeu pour que les enfants puissent y jouer en toute sécurité.

Photo : Radio-Canada / Andréane Williams

Le Camp Soleil, situé au centre communautaire Idylwide à Edmonton, a ouvert ses portes lundi matin. Cette semaine, 8 enfants sont inscrits. À leur arrivée, un animateur prend leur température et s’assure qu’ils ne présentent pas de symptômes de la COVID-19.

C’était nécessaire qu'elle retourne faire des activités. Le travail à la maison avec des enfants, ça ne marche pas vraiment. On est confortable, je ne suis pas inquiète. À Edmonton, les cas sont assez réduits et les gens autour de nous semblent suivre les consignes, affirme Karine Berger, dont la fille fréquentera le camp de jour cette semaine.

Même si les préparatifs d’ouverture ont pris plus de temps que d'habitude, Maryann Lefrançois, la cheffe de camp, assure que son équipe est prête pour accueillir les enfants.

On a fait un grand ménage. On a lavé toutes les surfaces du camp avec des produits désinfectants recommandés par le gouvernement albertain. [...] On a installé des stations de désinfectant pour les mains à l’entrée et à la sortie. On a aussi présenté le guide qu’on doit suivre à nos animateurs; comment ils vont devoir pratiquer la distanciation sociale, ce qu’ils vont devoir faire comme ménage, explique-t-elle.

Des activités réinventées

Dans le parc adjacent au centre communautaire Idylwide à Edmonton, le groupe d’enfants joue à chat. Muni d’un gant de vaisselle, le jeune Pierre-Philippe Paillé court après ses camarades pour tenter de les attraper.

On a utilisé des gants pour ne pas attraper le coronavirus, parce qu’en fait, il faut toucher un autre, pour que lui aussi devienne le chat, explique le garçon.

Deux enfants portent un gant.

Les enfants jouent à chat munis d'un gant en plastique afin de diminuer les risques de propagation de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Andréane Williams

Le gant est l’une des nombreuses astuces trouvées par les organisateurs du camp afin de diminuer les risques de propagation de la COVID-19.

C’est complexe, on essaie de s’adapter du mieux qu’on peut, avec toutes les mesures de distanciation imposées par le gouvernement pour s’assurer qu’il y ait le moins de contacts possible.

Luc Dupont, coordonnateur du Camp Soleil

On ne peut pas faire tellement plus si on veut que ça reste intéressant pour les jeunes. Il y a une balance à faire entre le plaisir pour les jeunes et la sécurité pour les enfants. Si on veut que ce soit intéressant et qu’ils aient du plaisir, on ne peut pas passer notre journée à faire du ménage, ajoute-t-il.

Un nombre d’enfants réduit

Le gouvernement albertain a permis l’ouverture des camps de jour dès la phase un du déconfinement, le 14 mai. Ceux-ci doivent former des groupes de 50 personnes ou moins, incluant le personnel du camp. Les enfants ne peuvent pas non plus passer la nuit sur place.

L’année dernière, le Camp Soleil a accueilli un total d’environ 130 enfants pendant l’été. Luc Dupont ne sait cependant pas combien d’enfants il accueillera cette année.

Si tout va bien, je pense que cela pourrait être un été habituel, durant lequel on aurait une trentaine de jeunes par semaine. C’est ce que je souhaite, dit-il.

Il n’y a presque pas d’autres camps d’ouverts cette année. La ville d’Edmonton n’a pas rouvert ses camps [...] donc cela peut peut-être nous donner un coup de pouce, explique-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Alberta

Famille