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Le sort de la forêt Deschênes, à Aylmer, entre les mains du conseil municipal

La superficie du boisé est délimitée sur une carte Google.

La forêt Deschênes, un secteur boisé de 5,3 hectares, est située à l’intersection du chemin Fraser et du boulevard de Lucerne.

Photo : Gracieuseté - Préparé par Peter C. Bischoff, d’après Google Maps et les données fournies par la Ville de Gatineau

Radio-Canada

Le conseil municipal de Gatineau se prononcera mardi sur le projet de vente de la forêt Deschênes, une zone boisée qui abrite un milieu humide dans le secteur d'Aylmer.

C'est une décision très attendue par des citoyens qui se mobilisent depuis longtemps afin d’obtenir la sauvegarde de cette forêt dans son intégralité. Lundi soir, ils étaient d'ailleurs quelques centaines à manifester le long du boulevard de Lucerne dans une ultime tentative de se faire entendre par le conseil municipal.

Précision :

Une version précédente de ce texte affirmait qu'il y avait une centaine de manifestants. Or, ils étaient plutôt quelques centaines.

Les élus ont le sort du terrain boisé de 5,3 hectares, situé à l’angle du boulevard de Lucerne et du chemin Fraser, entre leurs mains. Impossible pour le moment de savoir quelle sera l'issue du vote, mais certains affichent déjà leurs couleurs.

Je ne sais pas ce que le conseil va décider demain, mais moi je pense qu’on ne devrait pas le vendre, et le protéger au complet, a indiqué le maire Maxime Pedneaud-Jobin lundi. Il entend d'ailleurs proposer à ses collègues, mardi, d'abandonner la vente du terrain.

En entrevue à l’émission Les matins d’ici lundi, la conseillère municipale d’Aylmer, Audrey Bureau, a réitéré son intention de voter contre la vente de ce terrain.

La conseillère est debout dans une mêlée de presse à la Maison du citoyen.

La conseillère du district d'Aylmer, Audrey Bureau (archives)

Photo : Radio-Canada

Ce terrain-là fait partie d’un corridor écologique qui relie la rivière des Outaouais à la forêt Boucher et au parc de la Gatineau, a affirmé la conseillère. C’est un élément important qui milite en faveur de sa conservation. La valeur du terrain va bien au-delà du terrain en tant que tel, mais a un rôle beaucoup plus grand dans une chaîne de biodiversité.

Je pense qu’il faut aller de l’avant avec une conservation totale.

Audrey Bureau, conseillère municipale d’Aylmer

Les arguments mis de l'avant par Mme Bureau sont aussi soulevés par le premier dirigeant de la Commission de la capitale nationale (CCN), Tobi Nussbaum.

Par son emplacement et ses caractéristiques, le terrain contribue à la libre circulation des espèces et constitue une zone tampon entre les milieux principalement urbains et naturels, a-t-il écrit dans une lettre adressée au maire de Gatineau.

Nous serions heureux de contribuer à la recherche de partenariats et solutions innovantes afin que ce terrain puisse pleinement contribuer aux fonctions du corridor vert indiqué par le schéma d’aménagement, a ajouté M. Nussbaum.

Repenser la protection des milieux humides

Sans vouloir se prononcer sur l’issue du vote prévu pour mardi, la conseillère Bureau s’est dite inquiète quant à l’avenir des milieux humides de la région.

Je n’ai pas confiance qu’à la Ville de Gatineau on a les outils réglementaires pour protéger adéquatement la biodiversité sur notre territoire, malheureusement, a-t-elle noté.

Les préoccupations sont aussi vives quant au destin d'un autre milieu humide, lui aussi sur le boulevard de Lucerne. Le promoteur immobilier Brigil veut y construire deux tours de huit étages. Il a obtenu le feu vert du ministère de l'Environnement pour aller de l'avant.

Toutefois, des élus municipaux voudraient s'inspirer de l'initiative que certaines villes ont prise quant à leurs pouvoirs en matière d'environnement.

Il y a des villes qui interprètent le pouvoir municipal en se donnant plus de marge de manœuvre. Ils empiètent un peu sur ce que certains considèrent le pouvoir de Québec. Puis moi, je trouve ça intéressant de voir qu'il y a des villes qui vont plus loin, a souligné M. Pedneaud-Jobin.

Il faut aussi s’attaquer à notre réglementation pour la rendre beaucoup plus environnementale et que le développement qu’on autorise sur notre territoire soit un développement durable plutôt qu’un développement qui est très éphémère et qui ne répond plus aux attentes du citoyen sur l’aménagement de leur territoire, croit quant à elle Mme Bureau.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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