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Terre-Neuve-et-Labrador vise un retour en classe pour les élèves

Le ministère de l’Éducation a dévoilé lundi trois scénarios possibles pour la rentrée en septembre.

Des écoliers assis à leur pupitre dans une classe.

Selon le scénario idéal, tous les élèves retourneront en classe dès septembre. Mais tout dépend de la propagation du virus au cours des prochaines semaines.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador se prépare à relancer l’enseignement en personne dans toutes les écoles de la province sans réduire le nombre d’élèves par classe et sans augmenter le budget du ministère de l'Éducation.

Les cours en ligne ne sont toutefois pas complètement mis au rancart et deux plans de contingence font partie des prévisions.

Scénario 1 : retour en classe pour tous

Si la province continue d’enregistrer zéro ou très peu de nouveaux cas de COVID-19, tous les élèves pourraient rentrer en classe, à condition d'effectuer une auto-évaluation quotidienne sous supervision parentale avant d’aller à l’école.

Les écoliers seraient répartis en cohortes et ces dernières auront un minimum de contacts entre elles. Le port du masque ne serait pas obligatoire, mais les rassemblements de masse seraient interdits. Les installations scolaires devraient être désinfectées plus régulièrement et les classes devraient également être aménagées de sorte à permettre la distanciation physique pendant les cours.

Si le scénario 1 est adopté, une distance d’au moins 1 mètre entre les pupitres serait préconisée, ce qui pourrait présenter un défi pour les écoles en ville, où les classes comptent souvent plus de 30 élèves.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Scénario 2 : un plan hybride

Si les risques de propagation du virus sont jugés faibles à moyens par la Santé publique, davantage de restrictions seraient nécessaires. Dans ce deuxième scénario, le ministère adopterait un plan hybride où l’apprentissage aurait lieu à l’école et à la maison.

Selon ce plan, le ministère offrirait entre 30 % et 50 % des heures de classe à l’école, mais prioriserait l’apprentissage en personne pour les élèves de la maternelle à la 6e année.

De plus, les cohortes d’élèves pourraient suivre différents horaires.

Scénario 3 : poursuite de l'apprentissage en ligne

Si la province connaît une forte augmentation de cas de COVID-19, l'apprentissage se poursuivrait en ligne. Le ministère a par contre créé des cibles pour les enseignants, comme l'a fait le Conseil scolaire francophone provincial le printemps dernier, pour assurer un nombre minimal d’heures hebdomadaires d’apprentissage par élève.

Les élèves de la maternelle à la 3e année suivraient des cours en ligne pendant un minimum de 5 heures par semaine. Les élèves de la 7e à a 9e année assisteraient aux cours de 12 et 16 heures. Le nombre d’heures de classe virtuelles pour les élèves au secondaire varierait selon leurs cours.

Le ministère achèterait aussi environ 1500 ordinateurs portables pour l'ensemble du personnel enseignant et environ 30 000 ordinateurs Chromebook pour tous les élèves aux écoles secondaires et présecondaires afin d’améliorer la qualité de l’enseignement virtuel et de rendre les règles du jeu équitables pour tous les jeunes. L’investissement coûterait 20 millions de dollars à la province.

Prioriser la gestion de risque sur le plan local

Le ministre de l’Éducation, Brian Warr, et la médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Janice Fitzgerald, affirment qu’un de leurs objectifs est d’éviter la fermeture de toutes les écoles si une région de la province est frappée par une nouvelle éclosion du virus.

Si des contaminations sont découvertes dans une école, les autorités de la Santé publique pourront simplement fermer cette école ou les écoles du secteur.

Brian Warr, ministre de l’Éducation de T.-N.-L.

En fonction de ce modèle localisé, le retour en classe pourrait varier selon la région. Les commissions scolaires pourront modifier la prestation des cours selon l’espace et le personnel enseignant disponibles dans les écoles.

Des zones avec très peu de cas et un faible niveau de risque pourront poursuivre l’apprentissage en classe plus amplement que des secteurs avec la COVID-19, explique le ministre Warr.

Ce sera aux commissions scolaires francophones et anglophones de mettre en oeuvre les règles annoncées lundi.

Kim Christianson, la directrice générale du Conseil scolaire francophone provincial n’était pas disponible pour une entrevue.

Le ministère affirme que son plan a été créé en consultation avec les commissions scolaires et le syndicat des professeurs.

L'opposition déçue

Cependant, les deux partis d’opposition soutiennent que le plan manque de détails et demande trop des commissions scolaires sans bien les encadrer.

Le député progressiste-conservateur, Craig Pardy, constate que le plan du gouvernement libéral ne mentionne nulle part l’embauche de nouveaux enseignants d’ici la rentrée. Il croit aussi que plus d’autobus et de salles de classe temporaires seront nécessaires si les écoles veulent respecter les nouvelles règles.

Le député Jim Dinn, porte-parole en éducation du NPD, se désole que le plan du gouvernement n’a pas été partagé plus tôt. À quelques semaines du retour à l'école, l'opposition n'a pas suffisamment de temps pour faire des améliorations, clame-t-il.

Pourtant, M. Dinn affirme que les commissions scolaires doivent améliorer drastiquement les protocoles encadrant le nettoyage des installations. Il rappelle ainsi que le ministère ne prévoit pas la création de nouveaux postes de concierge d’ici la rentrée.

Le manque de concierges et la pratique consistant à ne pas remplacer les concierges quand ils sont absents pour des raisons de santé représentaient déjà des défis avant la COVID-19, dit-il. [L’efficacité du plan] sera ultimement une question de ressources […] Je ne suis pas convaincu que les écoles en auront suffisamment.

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