•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Attente problématique pour les camionneurs à la frontière entre le N.-B. et la N.-É.

Les queues dans les deux sens s'étendent à perte de vue.

De très nombreux automobilistes ont fait la queue vendredi à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse en ce jour d'ouverture de la bulle atlantique.

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Radio-Canada

Cette première fin de semaine de la bulle atlantique a parfois mené à beaucoup d’attente pour les automobilistes désireux de traverser d’une province à l’autre. Si les vacanciers ne s’en préoccupent pas trop, ceux qui traversent souvent les frontières pour le travail voient quant à eux leur productivité réduite considérablement. C’est particulièrement le cas des camionneurs.

Lorsqu’il a voulu traverser la frontière de la Nouvelle-Écosse vers le Nouveau-Brunswick dimanche, le camionneur néo-brunswickois Adam Stiles a dû attendre plus d’une heure. Cette attente a été un peu moins longue que vendredi lors de l’entrée en vigueur de la bulle atlantique, mais n’est tout de même pas sans conséquence sur les activités du camionneur indépendant.

Lui qui comptait poursuivre sa journée de travail a finalement dû la couper court afin de s’assurer qu’il respectait les limites d’heures de conduite établies pour les camionneurs. Ce retard à la frontière affecte grandement notre productivité. Et cela devient un peu un problème, a-t-il déclaré.

Cette inquiétude semble généralisée chez les camionneurs qui doivent fréquemment passer la frontière. Ce sont de gros impacts pour notre industrie. J’ai reçu plusieurs appels, explique le directeur général de l'Association du camionnage des provinces de l'Atlantique, Jean-Marc Picard.

Selon lui, l’attente est particulièrement problématique pour rentrer au Nouveau-Brunswick. En raison de cette bulle atlantique, les autorités provinciales arrêtent les véhicules non commerciaux aux points de contrôle.

En traversant vers le Nouveau-Brunswick, les voyageurs doivent prouver leur lieu de résidence, fournir leurs coordonnées et remplir un questionnaire de santé. En traversant vers la Nouvelle-Écosse, ils n'avaient qu'à présenter une preuve de résidence. De nouvelles restrictions ont toutefois été annoncées lundi après-midi, après qu'un ressortissant américain en transit à Halifax a provoqué une éclosion en Atlantique.

Le gouvernement affirme qu'un formulaire d'autodéclaration pour les personnes entrant en Nouvelle-Écosse sera disponible en ligne dès mardi. Les voyageurs devront alors remplir ce formulaire et le présenter aux agents aux postes frontaliers.

Tous les voyageurs venant de l'extérieur de la bulle atlantique doivent fournir une adresse et un numéro de téléphone où ils peuvent être joints 24 heures sur 24. Nous les appellerons chaque jour pendant 14 jours pour nous assurer qu'ils s'auto-isolent, et si nous ne pouvons pas les joindre après avoir essayé trois fois par jour, la police sera appelée, indique Rachel Boomer, une porte-parole du gouvernement.

Des voies sont réservées aux véhicules commerciaux, comme les camions de transport, et aux travailleurs essentiels, comme les travailleurs de la santé. Toutefois, Adam Stiles a remarqué que ces voies sont souvent inaccessibles, puisque les bouchons de circulation commencent bien avant d’y accéder.

Une solution réclamée rapidement

Adam Stiles souhaite qu’une solution soit trouvée rapidement pour permettre aux camionneurs et aux autres travailleurs essentiels de traverser sans délai.

Après la longue attente de vendredi, des changements ont été effectués, et on a permis aux travailleurs essentiels de circuler sur l’accotement. Toutefois, le camionneur croit que cela crée de la confusion parmi les automobilistes et les camionneurs.

Jean-Marc Picard ne pense pas que ce soit une solution efficace, particulièrement en ce qui a trait à la sécurité. C’est des véhicules pesants avec des grosses charges. Donc, côté sécurité non plus on veut rester en contrôle du véhicule. Puis des fois l’accotement, bien s’il arrive un petit incident, c’est une autre histoire.

Jean-Marc Picard affirme être en contact constant avec le gouvernement du Nouveau-Brunswick depuis vendredi, mais il attend toujours qu’on lui propose une solution efficace. Il estime que l’emplacement choisi pour les contrôles est problématique. Il y avait une voie de complètement bouchée pour faire la vérification des voitures. Donc il faudrait changer l'endroit où ils font la vérification des voitures pour que les camions aient une voie dédiée à eux pour qu’ils puissent continuer leur route, note-t-il.

Avec des informations de Taryn Grant de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouvelle-Écosse

Économie