•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Premières Nations voient une importante chute des revenus qu’elles tirent du pétrole

Une installation pétrolière.

Les Premières Nations souffrent de la baisse de la demande de pétrole et de la chute des prix.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Émilie Vast

En raison de la pandémie de COVID-19, notamment, la production de pétrole ou de gaz a rapporté beaucoup moins d’argent aux Premières Nations. Mais les coûts de production, eux, ne diminuent pas. 

Pétrolières et gazières des Premières Nations est l'agence fédérale, entièrement financée par Ottawa, chargée de superviser la production de pétrole et de gaz sur les terres des Premières Nations.

Chaque mois, ses coûts de fonctionnement s’élèvent à 1 million de dollars. Or, selon les plus récentes données disponibles, au mois de mai, ses revenus ne se sont élevés qu’à 740 000 dollars.

Ça n’a pas de sens, souligne le chef de la Tribu des Blood, Roy Fox. Nous ne nous rendons pas compte de tout l’argent que cela coûte.

Moins d'argent pour la communauté

On trouve 300 puits de pétrole et de gaz sur le territoire des Blood.

Selon Roy Fox, les revenus provenant de leur exploitation ont chuté de 75 % depuis le début de l’année. Il explique cette chute notamment par le conflit entre l’Arabie saoudite et la Russie et la pandémie qui ont entraîné une baisse de la demande et des prix. 

En mars, avril et mai, nous avons vraiment été touchés par ce ralentissement. Les choses reprennent, mais pas aussi vite que ce que nous voudrions, note Roy Fox. 

La Première Nation utilise les revenus provenant du pétrole et du gaz pour financer des programmes pour ses aînés et ses jeunes, améliorer le logement ou encore investir dans d’autres entreprises. 

En raison du ralentissement, nous n'allons pas pouvoir aider autant que d'habitude, déplore le chef. 

Le Conseil des ressources indiennes, qui représente les Premières Nations qui ont des réserves de pétrole et de gaz sur leur territoire, demande au gouvernement fédéral de compenser leurs pertes et de leur assurer un minimum de 4 millions de dollars de redevances par mois. 

C’est une période très difficile.

Stephen Buffalo, président du Conseil des ressources indiennes

C’est vraiment important que notre premier ministre regarde ce qui se passe dans nos communautés et qu’il réfléchisse à ce qui pourrait être fait de plus pour compenser les pertes, indique Stephen Buffalo.

Le Conseil souhaite également pouvoir bénéficier des fonds fédéraux consacrés à la remise en état des puits de pétrole et de gaz inactifs. 

Avec les informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !