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Sexualité et pandémie : un laisser-aller qui inquiète

Une personne utilise une application de rencontre sur son téléphone intelligent.

Plusieurs applications facilitent les rencontres entre personnes, que ce soit pour des rencontres d'une nuit ou pour des relations à plus long terme.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les Néo-Écossais ont dû respecter les règles de distanciation sociale et physique pendant presque trois mois, mais selon le Centre de santé sexuelle d'Halifax, plusieurs personnes en quête de rencontres sexuelles n'ont probablement pas respecté pas cette consigne.

Des rencontres ont eu lieu par l'entremise d'applications de rencontre, une situation inquiétante selon l'organisation.

Plusieurs applications facilitent les rencontres entre personnes, que ce soit pour des rencontres d'une nuit ou pour des relations à plus long terme.

Avec l'arrivée de la COVID-19, ces rencontres se sont faites rares, par respect des mesures de sécurité de la santé publique. Le Centre de santé sexuelle d'Halifax croit toutefois que cela a été de courte durée. Il estime qu'après deux à quatre semaines, les gens ont fait preuve d'un certain laisser-aller envers les mesures de distanciation physique.

Michel Dorais, sexologue à l'Université Laval, n'est pas étonné du constat. Il croit que les rencontres sexuelles éphémères peuvent combler un certain besoin humain.

Michel Dorais en entrevue Skype.

Michel Dorais, sexologue à l'Université Laval

Photo : Radio-Canada / Paul Légère

Il y a des gens qui sont tout seuls, qui ont besoin d'affection , qui ont besoin de l'attention, de rencontrer de la chaleur humaine et souvent pour beaucoup de gens, ça passe en partie ou en totalité, par la sexualité.

Mais ce genre de rencontres peut-être plus risqué ces temps-ci, puisque le dépistage de routine pour les infections transmises sexuellement dans la province a été suspendu, compte tenu de la COVID-19.

Le Centre de santé sexuelle d'Halifax espère qu'avec l'amélioration de la situation provinciale, il pourra bientôt offrir une fois de plus, des tests de routine au public.

D’après un reportage de Paul Légère

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