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Taxi : malgré le déconfinement, les temps sont durs pour les chauffeurs

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un taxi au centre-ville de Montréal.

Le reportage de Valérie-Micaela Bain

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les chauffeurs de taxi qui ont repris le volant en pensant que la réouverture des restaurants, des bars et des commerces ramènerait les clients ont vite déchanté.

C’est comme si on faisait du bénévolat parce que les charges de la voiture nous coûtent cher. [Il y a] l'essence, il faut avoir des masques, il faut avoir des gants, il faut avoir toutes ces affaires, chaque fois qu'un client descend il faut descendre pour désinfecter la voiture... explique Fretzer Lapierre, chauffeur de taxi.

Si certaines mesures, comme la diminution des primes d’assurance et un report des paiements à la SAAQ offrent un petit répit, la clientèle demeure le nerf de la guerre.

Si on avait l'habitude peut-être une journée de faire 150 $, maintenant on pourrait faire 60-65 $, estime le chauffeur Jean Michelet Jacques.

N’eût été la Prestation canadienne d'urgence (PCU), les chauffeurs n’auraient pas eu de quoi nourrir leurs enfants, explique un autre.

Selon le président de l'Association haïtienne des chauffeurs de taxi, sortir travailler au début du confinement a surtout voulu dire attendre... les poches presque vides. Ils vont passer six, sept, huit heures pour faire 15, 20 $; ce n'est pas vivable, dit Carlo Hector.

L’aide financière : pas une panacée

Le paiement des sommes dues à la SAAQ par les taxis pour conserver leur droit de circuler a été reporté du 31 mars au 1er septembre. Certains assureurs ont consenti des rabais de primes à leurs assurés. Et la Ville de Montréal et le Bureau du taxi (BTM) ont dépensé 260 000 $ en avril pour soutenir l’industrie. Cet argent est essentiellement destiné à l’installation de cloisons protectrices dans les voitures et à l’achat de produits de nettoyage et d’équipement préventif, comme des masques et des gants.

Mais pour les chauffeurs, sans le retour des clients, c’est de la pauvreté totale, résume l'un d'entre eux.

Avec les informations de Valerie-Micaela Bain.

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