•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un jeune autiste de 12 ans veut tondre votre gazon

Shan Gauthier accompagné de sa mère Martine Gauthier

Shan Gauthier est accompagné de ses parents lorsqu'il fait ses contrats de tonte de gazon.

Photo : Radio-Canada / Fiona Collienne

Radio-Canada

Dans l'est ontarien, un jeune garçon de 12 ans, Shan Gauthier, vit une très belle histoire. Shan Gauthier est autiste, et il adore couper le gazon, alors ses parents ont publié un message sur Facebook le 24 juin dernier pour chercher des clients. Le résultat a surpris tout le monde, Shan est maintenant débordé.

À son anniversaire de 12 ans, Shan Gauthier a reçu une tondeuse. Le jeune autiste tond aujoud'hui le gazon de ses premiers clients dans l’est ontarien, plus précisément dans la région d’Alfred Plantagenet et de Clarence Rockland.

Enfin un rêve qui se réalise. Je commence ma petite entreprise de coupe d’herbe, peut-on lire dans la publication. Il indique s’exercer à tondre le gazon chez sa grand-mère depuis l’été dernier.

Ça fait un an qu’il m’aide, dit sa grand-mère, Claudette Parisien. Ça n’a pas été très long que Shan ait dit [vouloir commencer] une business, ajoute sa mère, Martine Gauthier.

Je ramasse de l’argent en coupant du gazon. Ça, c’est mon travail d’adolescent.

Shan Gauthier.
Shan Gauthier pousse une tondeuse à gazon dans une cour de maison.

Shan Gauthier a décidé de se lancer en affaires en tondant les pelouses dans sa communauté cet été.

Photo : Radio-Canada / Fiona Collienne

Il dit être un peu plus anxieux , et avoir toujours mille et une questions puisqu’il est autiste. Mon travail est toujours très bien fait, précise-t-il.

Ça a fait boule de neige

Au moment d’écrire ces lignes, la publication Facebook avait été partagée plus de 5300 fois.

L’entreprise de Shan Gauthier a aussi sa propre page sur le réseau social (Nouvelle fenêtre) qui cumule plus de 1500 mentions « j’aime ».

J’en ai [des clients] à peu près six [ou] sept par semaine. J’en ai coupé trois [terrains] une journée, coupé deux l’autre journée…, souligne le jeune.

La demande est si forte que sa mère doit tenir une liste d’attente. J’ai des gens qui attendent. On ne les prend pas tous, veut veut pas, il a 12 ans, lance-t-elle. C’est son mari qui va sur le terrain avec Shan.

Le but de l’exercice, ce n’est pas simplement de couper le gazon. C’est tout le côté social. On lui demande de se présenter, de dire ce qu’il fait.

Martine Gauthier, mère de Shan.
Shan Gauthier et une femme tondent le gazon devant une maison.

Shan Gauthier a publié un message sur les réseaux sociaux pour attirer de nouveaux clients pour son entreprise de tonte de pelouses.

Photo : Radio-Canada / Fiona Collienne

Avant d’accepter un contrat, Mme Gauthier demande toujours à Shan s’il a envie de le faire. Pour moi, c’est très important qu’il s’amuse à travers ça.

Plusieurs entreprises ont fait des dons au jeune entrepreneur, se réjouit sa mère : Il y a eu des entreprises […] qui lui ont offert sa coupe bordure. J’ai un monsieur de Sherbrooke qui nous a donné une petite remorque pour mettre la tondeuse dedans.

Elle lui a suggéré de redonner à la communauté. Peut-être, donner un petit montant à un organisme qui te tient à cœur, lui a-t-elle dit.

Shan a choisi de donner 50 $ à l’organisme Regroupement autisme, qui l’accueillait deux fois par mois avant le début de la pandémie.

J’en parle et j’ai des frissons. C’est un organisme qui a fait toute la différence.

Martine Gauthier, mère de Shan.

De l’espoir pour les jeunes autistes

Je ne sais pas s’il réalise à quel point son histoire va être une lueur d’espoir pour les autres familles et les autres enfants autistes, s’interroge Mme Gauthier avec fierté.

Elle remarque que son fils a davantage confiance en lui. Il est fier de lui. C’est un travaillant, dit-elle.

C’est beau de le voir grandir avec ça. En ce moment, c’est sa passion, ajoute sa tante, Catherine Parisien.

La pandémie de COVID-19 représente un défi pour Shan, qui s’est plu à l’idée de rester à la maison, selon sa mère. Mais l’activité engendrée par son entreprise lui permet de mieux gérer son anxiété.

Avec les informations de Fiona Collienne et Jérôme Bergeron

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !