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Une fête de l’indépendance revendicatrice pour la diaspora algérienne

Le reportage de Fannie Bussières McNicoll

Photo : Radio-Canada / Fannie Bussieres Mcnicoll

Drapeaux, banderoles et masques de protection. La diaspora algérienne a marché dimanche matin à Montréal pour souligner la fête de l’indépendance et rappeler que le mouvement de protestation populaire lancé en février 2019 se poursuit malgré la pandémie de COVID-19 qui sévit partout à travers le monde.

La marche, qui a débuté à la place du Canada pour se diriger vers le consulat général d’Algérie à Montréal, était moins festive et plus revendicative.

Les participants ont repris les slogans du Hirak, ce mouvement de contestation pacifique qui a mené à la démission du président Abdelaziz Bouteflika qui prétendait à un cinquième mandat après une vingtaine d’années au pouvoir.

Depuis décembre dernier, un nouveau président est en place à la faveur d’une élection boycottée et considérée par les protestataires comme illégitime. Ces derniers voient en Abdelmadjid Tebboune l’héritier du régime de Bouteflika, au sein duquel il a évolué comme ministre et chef du gouvernement.

 Des manifestants portant des masques de protection et une banderole  sur laquelle ils réclament «un État civil et non militaire».

Les manifestants arrivant près du consulat général d'Algérie à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Fannie Bussieres Mcnicoll

Les manifestants réclament un État civil et non militaire pour rompre avec le régime clientéliste et autoritaire. Azedine Chikhi, l'un des manifestants, dit aspirer à la citoyenneté, à l’égalité des chances, à la santé, à l’éducation et au droit de décider de son avenir.

On demande l’arrêt de la répression et la libération des détenus , enchaîne pour sa part Mabrouk Rabahi.

Depuis plusieurs mois, les arrestations se sont multipliées, notamment contre des activistes. Plusieurs d’entre eux ont été libérés provisoirement, mais les contestataires demeurent méfiants à l’endroit du pouvoir, qu’ils jugent aussi autoritaire que celui d’avant l’arrivée de M. Tebboune au palais de la présidence de la République.

De nombreux protestataires estiment que le pouvoir a profité du confinement dicté par la pandémie pour tenter d’étouffer le mouvement.

Les cercueils enveloppés de l’emblème national portés par des militaires.

Les cercueils enveloppés de l’emblème national portés par les membres de la Garde républicaine au cimetière d'El Alia à Alger.

Photo : AFP / Getty Images

La célébration de la fête de l’indépendance a coïncidé cette année avec l’enterrement des corps de 24 résistants anticoloniaux remis par la France aux autorités algériennes. Ils ont été inhumés au carré des martyrs au cimetière d'El Alia, à Alger.

Les restes de ces Algériens tués au début de l'occupation française au XIXe siècle étaient conservés depuis des dizaines d’années dans un musée parisien.

Avec les informations de Fannie Bussieres Mcnicoll

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