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COVID-19 : au-delà des chiffres, il faut examiner les comportements

Le Québec fait état de 79 cas et d'un décès survenus dans les dernières 24 heures.

Des policiers dans un parc montréalais.

Les autorités répètent qu'il est primordial de respecter les mesures sanitaires en place.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Talania

Radio-Canada

Au-delà du nombre de cas, l’important est de déterminer les circonstances dans lesquelles les gens ont été contaminés, explique un expert en santé publique.

Samedi, le nombre de nouveaux cas recensés en 24 heures au Québec a atteint la centaine pour la première fois depuis le 20 juin. Ce nombre est redescendu à 79 dimanche.

La description de ces cas est aussi importante que le nombre et la situation, explique à Radio-Canada le Dr Alain Poirier, médecin spécialiste en médecine interne et directeur de santé publique en Estrie.

Il insiste : Quand les cas augmentent, l’important est d'enquêter pour savoir est-ce que les gens sont insouciants, ne se protègent pas ou est-ce [parce] qu’ il y a eu un événement particulier.

Et les conclusions de l’enquête pourront faire en sorte que les conditions [les mesures de confinement] pourraient être changées avec une éventuelle augmentation de cas, et ce, particulièrement dans le contexte actuel. Maintenant les gens reprennent différentes activités. Est-ce que c’est parce qu’on a oublié complètement le risque, qu’on ne se protège plus? explique-t-il.

C’est sûr qu’il y plus d’occasions – occasion ne veut pas dire risque – de rencontrer d’autres gens. Toutes ces occasions-là doivent être balisées par ce qu’on a appris sur le virus.

Dr Alain Poirier, directeur de santé publique en Estrie

On sait maintenant qu’il y a des gens asymptomatiques [et que] pour la transmission, alors ça veut dire qu’il faut respecter les règles d’hygiène [...] Donc, tout ce qu’on a appris, il faut le mettre en pratique maintenant que les occasions d’avoir des contacts se sont multipliées, pour ne pas augmenter le risque.

Rappelant que les contacts étroits ou significatifs, par exemple les rencontres familiales, ont augmenté depuis la fin du confinement, ce qui est normal, il insiste sur la nécessité de rappeler aux gens les bonnes mesures pour ne pas avoir à retourner au confinement.

On ne veut pas que le nombre de contacts revienne à ce qu’il était [avant la pandémie]. D’où l’importance des mesures d’hygiène maintes fois répétées et du télétravail, qui réduisent le nombre de ces contacts significatifs.

L’idéal est de toujours avoir un masque avec nous, affirme le Dr Poirier, et de le mettre lorsqu’on entre à l’intérieur, particulièrement dans les transports en commun ou lors de la reprise du transport scolaire. Selon certaines études, dit-il, à l’intérieur d’un mètre de distance, la possibilité que le virus soit transmis augmente à 12 %. À partir de 2 mètres, le risque est réduit à 2 %.

Craintes d’une recrudescence des cas de COVID-19

Photo : Mark Felix/AFP/Getty Images

Le Dr Poirier se dit convaincu que les comportements des Québécois ne suffisent pas à expliquer que la province détienne le record du nombre de cas au Canada.

On va finir par trouver une explication, que ce soit viral ou biologique, parce qu’au niveau des comportements, les gens ont plutôt bien fait, ont respecté les consignes. Et il y a des consignes qu’on a eues ici qu’il n’y a même pas eu dans d’autres provinces.

Je suis plutôt confiant que les Québécois ne veulent pas ressembler aux Américains, ils n’ont pas ressemblé aux Américains, et on ne devrait pas se rendre à ce qui s’est passé au Texas ou en Floride [...] On est plus conscients que nos voisins du sud.

Bilan du jour

Au cours des dernières 24 heures, un nouveau décès a été enregistré et 79 nouveaux cas de COVID-19 ont été répertoriés au Québec.

De ce nombre, 55 proviennent de la Montérégie, où une éclosion dans un bar du Quartier Dix30 a amené la Direction de la santé publique de la région à lancer un appel pour que certains de ses clients se fassent tester.

Les autorités répètent qu'il est primordial de respecter les mesures sanitaires en place. Mais avec la chaleur des derniers jours, les plages et les terrasses des bars sont très prisées, notamment chez les jeunes.

On observe une diminution de l’âge moyen chez nos cas et certains phénomènes, des situations où on a eu des cas chez des personnes plus jeunes qui ont généré un très grand nombre de contacts

Dre Julie Loslier, directrice de santé publique de la Montérégie

Le nombre total de personnes infectées dans la province s'élève à 55 863.

Le nombre de morts depuis le début de la pandémie est aujourd'hui de 5574, car 7 décès supplémentaires, survenus avant le 27 juin, ont été ajoutés au bilan dévoilé dimanche.

Le nombre d'hospitalisations est de 371, en baisse de 4. De ce nombre, 26 personnes se trouvent aux soins intensifs, soit une personne de moins que samedi.

En Ontario, les plages ont aussi été prises d'assaut. La province compte aujourd'hui 138 nouveaux cas et deux décès supplémentaires.

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