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L’élyme des sables, un allié dans la lutte contre l’érosion côtière au Bas-Saint-Laurent

Des plantes vertes qui poussent dans le sable.

L'élyme des sables permet de ralentir l'érosion des berges du fleuve.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Radio-Canada

Que ce soit au parc national du Bic ou à Métis-sur-Mer, l'élyme des sables, une plante aux racines longues et denses, est utilisé de manière répandue par les biologistes pour freiner l’érosion des berges du fleuve Saint-Laurent et améliorer leur biodiversité.

Non loin du Chemin-du-Nord, au parc national du Bic, tant les randonneurs que les changements climatiques accélèrent l’érosion des berges.

Ceux et celles qui quittent les sentiers balisés pour se rendre plus rapidement sur la plage piétinent la flore, ce qui crée des brèches qui permettent à la mer de s’infiltrer plus facilement et qui occasionne des problèmes d’érosion.

Jeudi dernier, l’équipe de Françoise Bruaux, directrice du comité de zone d'intervention prioritaire (ZIP) du Sud-de-l’Estuaire, a terminé de planter 30 000 plantes de bord de mer le long du sentier du Chemin-du-Nord. Cette tâche a nécessité huit journées de travail.

Des plantes au bord du fleuve au parc national du Bic.

Au parc national du Bic, 30 000 plantes ont été plantées au bord de mer, le long du sentier du Chemin-du-Nord.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Nous avons refermé plusieurs sentiers improvisés, créés par des gens qui traversent un peu n’importe où pour rejoindre la plage, et nous avons amélioré, en collaboration avec les autorités du parc, l’accès aux plages, raconte-t-elle. Nous avons aussi replanté une bonne dizaine d’espèces pour favoriser la biodiversité floristique dans le parc.

Parmi les espèces plantées, une s’avère particulièrement efficace pour ralentir l’érosion côtière : l’élyme des sables.

L'élyme des sables contribue à stabiliser les rives. Sa tige souterraine, appelée rhizome, et ses racines retiennent les sols et résistent aux effets des vagues et de la glace, ce qui permet d'aider à la préservation du littoral.

Les plants de l’élyme des sables utilisés par le comité ZIP du Sud-de-l'Estuaire ne viennent pas de loin. Ils sont produits par les Jardins de Métis, qui fournit aussi les équipes du parc de la rivière Mitis. Pour une deuxième année consécutive, le parc, en partenariat avec 8 autres organismes, s'est mobilisé pour freiner l'érosion côtière dans la région.

Au cours des derniers jours, ce sont 6000 pousses d’élyme des sables qui ont été plantées dans la région, principalement de part et d’autre de la pointe du phare de Métis-sur-Mer, explique Guadalupe Fernández Nieto, biologiste en chef au parc de la rivière Mitis.

L’élyme des sables est célèbre pour son système racinaire, qui créé une maille très serrée et qui retient très bien le sable et les sédiments, détaille-t-elle. Ça fait en sorte que lorsque les vagues frappent les berges lors d’une tempête, le sable est bien retenu donc ça stabilise très bien les sols.

L’année dernière, 1500 élymes des sables avaient été plantés dans la baie de Métis-sur-Mer et à l’embouchure de la rivière Mitis, une première étape de ce projet de végétalisation qui s’étale sur trois ans. Guadalupe Fernandez-Nieto espère compléter le projet l’année prochaine avec la pose de 8000 plants d’élyme des sables.

Les deux initiatives de végétalisation côtière ont été financées par le programme Interactions communautaires du Plan d’action Saint-Laurent, qui vise à améliorer l'écosystème du fleuve et à soutenir la mise en œuvre de projets communautaires de conservation de la biodiversité. Ce programme est financé à la fois par Québec et par Ottawa.

Avec les informations de Laurie Dufresne

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