•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des motards manifestent à Montréal pour dénoncer le racisme au pays

Plusieurs motos sont stationnées. Sur l'une d'elle, un morceau de tissu a été fixé sur lequel on peut lire BLM, les initiales de Black Lives Matter.

Plusieurs motos affichaient le slogan Black Lives Matter qui se traduit par «les vies noires comptent» et d'autres messages d'appui aux minorités visibles.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

Des motards ont manifesté samedi dans les rues de Montréal pour dénoncer le racisme et rappeler que cette discrimination est bien présente au pays.

Lors d'un passage aux abords de l'autoroute Décarie, plusieurs motocyclettes affichaient le slogan Black Lives Matter (qui se traduit par la vie des Noirs compte) et d'autres messages d'appui aux minorités visibles.

Le but était de démontrer que ces groupes ont des alliés parmi la communauté des motards, a expliqué l'organisateur, Tony Alfonso, en entrevue avec La Presse canadienne.

Selon eux, les Canadiens doivent d'abord reconnaître qu'il existe du racisme systémique au pays.

Plusieurs motocyclistes à l'arrêt discutent.

Plusieurs motocyclistes portaient un message indiquant «BIPOC lives mater». L'acronyme BIPOC signifie «Black, Indigenous, and People of Color», ce qui signifie en Français «Noirs, autochtones et personnes de couleur».

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Ils déplorent notamment que le premier ministre François Legault en nie l'existence. C'est un problème majeur qui ne fait qu'aggraver la situation, aux dires de M. Alfonso.

Un rapport révélait en octobre que les Autochtones, les Noirs et les jeunes Arabes avaient entre quatre et cinq fois plus de risques d'être interpellés par les policiers de Montréal que les Blancs, a-t-il cité.

Racisme chez les motards

Selon M. Alfonso, le racisme est bien présent chez les motards.

C'est historiquement une communauté raciste et ça continue généralement de l'être. C'est une communauté très blanche. Vous n'avez qu'à regarder les publicités et le marketing.

Tony Alfonso, organisateur de la manifestation

Les clubs interdisaient aux membres des minorités visibles de joindre leurs rangs et jamais un noir n'a participé à un Grand Prix moto, a-t-il noté.

Les motards sont depuis longtemps les opprimés et les parias de la société, a constaté M. Alfonso, qui croit que son groupe ne peut pas rester les bras croisés alors que les membres des minorités visibles sont traités de la même façon.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Grand Montréal

Minorités culturelles