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Les discothèques rouvrent leurs portes, malgré des conditions sanitaires strictes

Le reportage de Marie-Michelle Lauzon

Photo : getty images/istockphoto / MarianVejcik

Radio-Canada

Même si les bars de Montréal pouvaient rouvrir leurs portes dès le 22 juin, c’est vendredi soir que la plupart des grandes discothèques ont retrouvé leur clientèle, après trois mois de fermeture forcée en raison de la pandémie de COVID-19. Les défis sont toutefois de taille.

Cette réouverture des boîtes de nuit doit en effet se dérouler selon des conditions sanitaires strictes qui figurent dans le plan de déconfinement du gouvernement. On interdit notamment aux clients de danser.

La plupart des tenanciers ont ainsi installé des tabourets et des tables sur ce qui leur servait autrefois de piste de danse. Aussi, certains propriétaires ont décidé d’aller plus loin que les mesures imposées et exigeront que les clients portent un masque, en plus de prendre leur température à l’entrée.

Toutes ces mesures représentent toutefois des dépenses considérables alors que les affaires sont au point mort depuis trois mois. Il y a quand même un bon 20 000 $ qui a été mis dans les préparatifs pour l'ouverture, estime Annie-Audrey Fortin, qui est directrice au club La Voûte.

Nous, on a augmenté la sécurité. C'était vraiment une mesure qui était nécessaire, on veut justement ne pas avoir de dérapage, ajoute-t-elle. On a vraiment une responsabilité morale et sociale, de s'assurer qu'on ne devient pas un foyer de propagation du virus.

Le respect de ces règles de distanciation physique empêche toutefois les discothèques de reprendre leurs activités à plein régime.

La clientèle était au rendez-vous [vendredi soir] en fonction de la capacité qu’on pouvait accueillir, c’est-à-dire qu’on a dû réduire considérablement la capacité, résume ainsi François Boitard, propriétaire du Rouge Bar, qui a pignon sur rue depuis 15 ans à Montréal.

Le Rouge Bar peut normalement accueillir 800 personnes sur deux étages. Là, nous avions ouvert seulement un étage pour accueillir 150 personnes, précise M. Boitard, en entrevue à ICI RDI.

C’est un peu compliqué pour le client de venir chez nous pour rester assis, dans le sens où notre valeur ajoutée, c’est de pouvoir danser. […] À moyen, long terme, si le gouvernement nous oblige à fonctionner de cette façon-là, je pense qu’il n’y aura plus de clubs à Montréal d’ici cet automne.

François Boitard, propriétaire du Rouge Bar

Il faudrait que le ministère de l’Économie prenne ses responsabilités parce qu’en nous permettant d’ouvrir, ils nous ont comme donné une corde pour nous pendre. C’est : "vous ouvrez, maintenant on s'en lave les mains". Mais ce n’est pas viable d’ouvrir dans ces conditions-là.

Il souhaiterait que les règles soient un peu plus souples, pas seulement pour les bars, mais pour l’économie en général.

Avec les informations de Marie-Michelle Lauzon

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