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Des ateliers juridiques gratuits offerts autour d'un ring de boxe

Le reportage de Marie-Josée Paquette-Comeau

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Les conseils juridiques offerts gratuitement par l’organisme Justice Pro Bono, dans le gymnase d’Ali Nestor, ont été tellement courus que l’ancien boxeur compte répéter l’initiative chaque mois.

Samedi, une vingtaine d’avocats spécialisés étaient disponibles pour répondre aux questions d'une soixantaine de personnes et les conseiller dans le gymnase d'Ali et les Prince.esse.s. de la rue, situé dans le quartier Saint-Michel à Montréal.

On aurait ajouté 30 autres avocats, et je crois qu'on aurait rempli toutes les places, note l’ancien ministre David Heurtel, qui s'entraîne lui-même au gymnase d'Ali Nestor. C'est lui qui a eu l’idée de jumeler les deux organismes autour de cette initiative.

En entrevue à RDI, l’ancien boxeur a ajouté que l’expérience pourrait se répéter aux alentours d’une fois par mois.

On savait qu’il y avait un besoin, mais l’assistance qu’on a eue aujourd’hui nous prouve que le besoin est encore plus grand qu’on ne le pensait.

Ali Nestor

Selon Me Nancy Leggett-Bachand, directrice générale de Justice Pro Bono, il est parfois très difficile de faire valoir ses droits si l'on n'a pas accès à l'aide juridique. On dit toujours "trop riche pour l'aide juridique, mais trop pauvre pour s'offrir les services d'un avocat", résume-t-elle.

Une personne seule qui souhaite recourir à l'aide juridique gratuite doit ainsi gagner un revenu brut de moins de 23 842 $. Le seuil varie légèrement selon le statut (en couple ou avec enfant) jusqu'à un maximum de 39 097 $ pour un couple ayant deux enfants ou plus.

Généralement, les consultations de cette nature-là sont d'une vingtaine de minutes. On a décidé de se donner une cinquantaine de minutes pour que les gens partent d'ici en ayant bien compris le rôle d'une avocate ou d'un avocat, parce que pour plusieurs, c'est une première rencontre à vie!

Me Nancy Leggett-Bachand, directrice générale de Justice Pro Bono

Les avocats bénévoles cherchent surtout à cerner l'enjeu juridique auquel la personne fait face et ensuite à lui indiquer les prochaines étapes, a-t-elle ajouté.

Steve Joseph fait partie des visiteurs ayant bénéficié de ces consultations gratuites. Je voulais avoir des informations par rapport à une plainte que j'ai déjà déposée à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, et heureusement, je suis justement tombé sur une avocate des droits de la personne, a expliqué ce directeur des loisirs à la Fondation des aveugles du Québec. Il dit avoir subi des insultes racistes après avoir questionné le représentant d’une entreprise à propos de ses règles d’accessibilité.

Un contexte propice à l'action

Les deux principaux problèmes soulevés lors des rencontres juridiques concernaient justement la discrimination et les questions d’immigration, a souligné Ali Nestor.

L'initiative qu'il soutient est lancée en pleine période de remise en question de certaines méthodes policières qui cibleraient plus particulièrement la communauté noire.

Mercredi, le Service de police de la Ville de Montréal doit d’ailleurs dévoiler sa politique d’encadrement des interpellations. M. Nestor dit s’attendre à ce que des choses concrètes se réalisent. Selon lui, une journée comme aujourd’hui démontre à quel point il y a de la discrimination systémique et à quel point il faut faire en sorte de l'enrayer.

Avec les informations de La Presse canadienne

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