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Pour le 4 juillet, Trump s'en prend à la « gauche radicale » et aux médias

Donald Trump parle sur une scène et Melania Trump est assise un peu plus loin.

Donald Trump prononce un discours à l'occasion du 4 juillet.

Photo : afp via getty images / Saul Loeb

Radio-Canada

À quatre mois de l'élection présidentielle, Donald Trump a marqué le coup de ce 4 juillet, rendu bien particulier en raison de la pandémie de COVDI-19 et des manifestations contre le racisme, en s'en prenant à la « gauche radicale », aux médias et à la Chine, lors de son discours officiel.

Nous sommes en train de vaincre la gauche radicale, les marxistes, les anarchistes, les agitateurs et les pilleurs, a lancé Donald Trump lors d'une cérémonie dans les jardins de la Maison-Blanche à laquelle assistait également Melania Trump.

Loin du ton traditionnellement rassembleur des allocutions présidentielles du 4th of July, le milliardaire républicain s'en est aussi pris, aux médias qui accusent à tort leurs opposants d'être racistes.

Plus vous mentez, plus vous calomniez [...], plus nous travaillerons pour dire la vérité, et nous vaincrons, a-t-il asséné.

COVID-19, l'éléphant dans la pièce

Les festivités du Jour de l'indépendance, traditionnellement marquées par des parades, fanfares, barbecues et grands feux d'artifice dans une ambiance bon enfant ont été revues à la baisse cette année à travers les États-Unis en raison de la pandémie.

Deux parachutes et un grand drapeau volent au-dessus du parterre désert de la Maison-Blanche.

Un soldat en parachute fait voler un drapeau américain devant la Maison-Blanche, à l'occasion de la fête du 4 juillet.

Photo : afp via getty images / Nicholas Kamm

Donald Trump a bel et bien abordé le sujet, mais pour s'en prendre à la Chine et minimiser la hausse de nouveaux cas quotidiens recensés dans le sud et l'ouest du pays, alarmant les autorités sanitaires.

Le locataire de la Maison-Blanche a ainsi réaffirmé que la Chine, d'où est parti le nouveau coronavirus, devrait rendre des comptes.

Nous avons fait beaucoup de progrès. Notre stratégie fonctionne bien, a-t-il lancé, martelant par ailleurs sa conviction qu'un traitement et/ou un vaccin seraient probablement disponibles bien avant la fin de l'année.

Quelques heures plus tôt, la Floride avait annoncé un nouveau record de cas de COVID-19 à 11 458 sur les dernières 24 heures.

Devant l'ampleur de la crise sanitaire, le maire du comté de Miami-Wade, le plus peuplé du pays avec près de 2,7 millions d'habitants, a décrété vendredi un couvre-feu à partir de 22 h, heure locale.

Il est destiné à empêcher les gens de s'aventurer et de traîner avec des amis dans des groupes, ce qui s'est révélé être un facteur de propagation rapide du virus, a expliqué Carlos Gimenez.

À Atlanta et Nashville, les concerts ou feux d'artifice ont été annulés. Dans la ville texane de Houston, foyer de l'épidémie dans le grand État du sud, le 4 juillet est fêté en ligne.

En dépit de la pandémie de coronavirus, le National Mall, l'immense esplanade où se dressent musées et monuments officiels et ses alentours sont restés ouverts et accessibles au public pour un feu d'artifice annoncé comme monumental.

Le virulent discours présidentiel a été suivi d'un défilé aérien d'appareils de la Seconde Guerre mondiale et un show de la patrouille des Blue Angels.

Donald Trump et Melania Trump regardent des avions voler dans le ciel.

Les Blue Angels est le nom de la patrouille acrobatique de la Marine américaine, qui existe depuis 1946.

Photo : afp via getty images / Saul Loeb

Une fête nationale marquée par la désunion

À quelques centaines de mètres des jardins de la Maison-Blanche, où le président a prononcé son discours, des manifestants se sont opposés sous le regard d'un imposant dispositif policier.

D'un côté, les militants du mouvement Black Lives Matter dénonçant le racisme et la brutalité policière. De l'autre, des partisans du président républicain.

Les manifestants antiracistes ont fini par poursuivre leur chemin jusqu'à la Black Live Matter Plaza, une portion de rue devenue l'épicentre de la contestation dans la capitale américaine.

Les États-Unis sont animés, depuis la mort de l'Afro-Américain George Floyd, par un mouvement historique contre le racisme, comparable à celui des droits civiques des années 60.

À Washington, une vingtaine de collectifs avaient appelé à manifester, notamment devant le monument en mémoire d'Abraham Lincoln, depuis lequel Martin Luther King avait prononcé son discours I have a dream, en 1963.

Notre pays a été fondé sur une idée, celle que nous naissons tous égaux. Nous n'avons jamais été à la hauteur de cette idée, a déclaré samedi Joe Biden, candidat démocrate à la présidentielle de novembre. L'ancien vice-président de Barack Obama a appelé à s'unir pour surmonter plus de 200 ans de racisme systémique.

Avec les informations de Agence France-Presse

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