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Tramway : l’abandon des remontées mécaniques dénoncé

Esquisse du réseau structurant de transport en commun de la Ville de Québec

Le tracé de la ligne de tramway comprend deux portions souterraines totalisant une longueur de 3,5 km.

Photo : Ville de Québec

Aucune remontée mécanique ne figure dans la mouture du projet de réseau structurant de la Ville de Québec, à laquelle plusieurs modifications ont été annoncées lundi. Plusieurs déplorent que cette décision nuise à l’accessibilité à vélo.

La construction de deux remontées mécaniques étaient prévues dans le projet de réseau structurant. Une devait desservir l'hôpital Saint-Sacrement par l'avenue Joffre, et l'autre le cégep Garneau par l'avenue Baillairgé.

Ces liens entre la Basse-Ville et la Haute-Ville auraient permis une plus grande mobilité pour les citoyens qui désirent notamment se rendre au travail à vélo, souligne le directeur général d’Accès transports viables, Étienne Grandmont.

Il y a différents modèles qui existent mais, c’est clair que ça aide à favoriser les déplacements actifs, notamment le vélo, parce qu’il y a beaucoup de gens qui vont refuser de monter la côte pour de pas arriver tout en sueur au travail, précise-t-il.

Des remontées moins coûteuses

La Ville annonçait lundi des changements dans son projet de transport structurant afin de faire des économies. Les remontées mécaniques n’en font pas partie. Québec a aussi abandonné le trambus, un projet de 577 millions remplacés par un investissement de 84,7 millions pour l’aménagement de voies réservées.

Selon Étienne Grandmont, ce n'est pas en coupant dans les remontées que la Ville fera des économies. Il croit que les remontées ne coûtent que 20 millions de dollars sur un projet de 3 milliards.

Il y aurait même moyen de baisser les coûts en fait, en faisant des installations ou des infrastructures qui sont plus légères, on en voit dans d’autres villes, souligne-t-il.

Des escaliers mécaniques, des métrocâble ou des systèmes d’ascenseur sont utilisés dans d’autres villes pour favoriser les déplacements des cyclistes, explique-t-il.

Une étape à la fois

La Table de concertation vélo des conseils de quartier de Québec déplore également l’abandon de ces liens. Elle demande à la Ville de reconsidérer sa décision.

Il faut qu'on aille des infrastructures qui sont capables de supporter la topographie de notre ville. Il y a une grosse côte, alors il faut qu'il y ait de quoi pour que l'option des transports actifs soit toujours viable, souligne le président, Martial Van Neste.

Le maire Régis Labeaume affirme qu’il n’a pas complètement mis une croix sur le projet de remontées mécaniques qui pourrait constituer une prochaine étape après la construction de la première mouture du réseau structurant. On va y aller par étape, ce n’est pas le seul projet, a-t-il dit.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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