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Un sondage a compromis la vie privée des élèves, tranche le commissaire à la vie privée

Une salle de classe vide à l’école secondaire

Ce sondage, réalisé en 2019 évaluait les élèves de la province en fonction de 16 critères, tels que l'assiduité, les besoins médicaux ou les habitudes de travail.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Radio-Canada

Un rapport du commissaire à la protection de la vie privée de la Saskatchewan, Ronald Kruzeniski, indique qu’un sondage mené par la Fédération des enseignants de la Saskatchewan (STF) compromettait la vie privée des élèves.

Ce sondage réalisé en 2019 demandait aux enseignants de la province de noter jusqu’à 40 élèves en fonction de 16 critères, tels que l’assiduité, le comportement, les habitudes de travail et les besoins médicaux.

En notant chaque élève sur une échelle de 0 à 4 points pour chacun des 16 critères, un profil unique peut être créé pour chacun des élèves. Le profil détaillé créé par ce sondage ne peut pas refléter les élèves d’une manière positive, indique le commissaire Ronald Kruzeniski dans son rapport.

Les enseignants de la STF devaient également fournir les informations sur leur école, leur division scolaire ainsi que le niveau des élèves en question. Les initiales de ces derniers étaient également identifiées.

Toujours selon le rapport du commissaire à la protection de la vie privée, l’Association des commissions scolaires de la Saskatchewan aurait demandé à ses enseignants de ne pas remplir le sondage en ligne, car elle estimait que le sondage demande des informations privées sur les élèves.

Peu après, le sondage a été retiré et les données recueillies ont été détruites, selon le rapport de Ronald Kruzeniski.

Au moins 116 enseignants de la province ont répondu au sondage. Selon les estimations de la STF, entre 200 et 300 sondages ont été complétés. Si 200 sondages ont été remplis par les enseignants, on estime qu’il pourrait y avoir entre 3000 et 8000 personnes touchées, écrit Ronald Kruzeniski.

La Fédération des enseignants de la Saskatchewan avait lancé ce sondage l’année dernière pour aider son comité de négociation à illustrer la situation des enseignants de la province en matière de la composition et la taille des classes.

Ces deux points étaient des points de frictions majeurs dans les négociations pour une nouvelle convention collective avec le gouvernement de la Saskatchewan l’année dernière.

En mai, les membres de la STF ont ratifié une entente de principe avec la province au sujet d’une nouvelle convention collective.

Une incompréhension totale des règles

Le commissaire Ronald Kruzeniski écrit que deux causes profondes sont à l’origine de cette violation de la vie privée des élèves de la province.

La première est que certains enseignants pensaient que la STF avait fait ses devoirs avant de lancer l’enquête.

Dans un des cas, un enseignant a indiqué qu’il pensait que la STF ne lui aurait rien demandé qui était contraire à l’éthique. Il a donc répondu au sondage sans se demander si cela constituait une violation de la législation sur la protection de la vie privée, souligne Ronald Kruzeniski.

Toujours selon le rapport, la deuxième cause de cette violation est l’absence d’une évaluation sur des facteurs relatifs à la vie privée.

Ce processus permet de déterminer si un projet est conforme à la législation sur la vie privée lors de la conception du sondage.

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