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Manifestation pour l'ouverture de la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Québec

Le reportage de Nicolas Steinbach

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Radio-Canada

Une soixante de personnes s'est rassemblée de manière pacifique samedi, des deux côtés de la frontière interprovinciale à la hauteur de Dégelis pour que les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie soient incluses dans la bulle atlantique.

Depuis vendredi, minuit, les habitants des provinces de l'Atlantique peuvent circuler librement d'une province à l'autre.

L'ouverture de la bulle atlantique lève les exigences d'isolement de 14 jours pour les citoyens des provinces du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador qui traversent une frontière interprovinciale pour se rendre dans l'une ou l'autre de ces provinces.

Des résidents du Québec manifestent à l'extérieur, près de la frontière du Nouveau-Brunswick. Ils sont environ une cinquantaine sur la photo.

Des résidents du Québec, à l'avant du ruban orange, manifestent afin de pouvoir circuler librement au Nouveau-Brunswick, tandis que les Néo-Brunswickois, de l'autre côté du ruban orange, demandent au gouvernement de lever l'état d'urgence.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Les résidents du Québec ainsi que ceux des autres provinces ne faisant pas partie de la bulle atlantique doivent justifier leur visite lorsqu'ils passent le point de contrôle routier de la sécurité publique du Nouveau-Brunswick. Les visiteurs doivent également observer une quarantaine de 14 jours lorsqu'ils sont admis.

On est tous le même pays, on ne veut pas de bulle, on veut voir enlever l’état d’urgence pour que nos droits constitutionnels embarquent. C'est assez!

Une manifestante

Certains Québécois disent s'être fait refuser l'accès au Nouveau-Brunswick lorsqu'ils tentaient de traverser la frontière pour aller voir leur famille. Les manifestants situés au Québec demandent entre autres au gouvernement du Nouveau-Brunswick de lever ces points de contrôle.

On est rendus qu’on s’appelle en pleurant. C'est bien beau faire du Facetime puis du Skype puis tout ça, mais la chaleur humaine n'est pas là. On ne ressent rien sur vidéo!

Une manifestante

Rejoints par les Néo-Brunswickois

Des gens de dos avec des pancartes marchent dans un chemin rural.

Une trentaine de manifestants néo-brunswickois marchaient vers la frontière le 4 juillet à 13 h.

Photo : Radio-Canada / Rose St-Pierre

Au Nouveau-Brunswick, la marche a commencé au bout de la rue du Jardin botanique de Saint Jacques. L’organisateur prévoyait une marche d'une durée de 45 minutes, se terminant par une rencontre avec les gens de l'autre côté de la frontière.

Les protestataires au Nouveau-Brunswick soutiennent que la liberté de circulation des citoyens canadiens entre les provinces est brimée par les gouvernements provinciaux, qui ont décrété des états d'urgences leur permettant d'instaurer des mesures exceptionnelles.

Temps d'attente de plusieurs heures

Pour les automobilistes qui patientent à la frontière, le temps d'attente peut être de plusieurs heures.

Des voitures font la file à un point de contrôle routier, et des agents en dossards jaunes leur posent des questions.

Certains automobilistes ont dû attendre plusieurs heures avant de pouvoir passer la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Québec, en raison des points de contrôle routier.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Le temps d'attente de même, ça nous fait perdre du temps et de l'argent.

Un Néo-Brunswickois qui demeure près de la frontière du Québec

Une ouverture prochainement?

Les premiers ministres des provinces de l'Atlantique ont ouvert la porte à une ouverture de la bulle atlantique aux résidents du reste du Canada plus tard ce mois-ci. Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, avait avancé la date du 17 juillet.Les gouvernements provinciaux de l'est du pays attendent de voir comment les choses se dérouleront maintenant que la bulle atlantique est en place.

Un organisme à but non lucratif qui se consacre à la défense des droits et libertés conteste la constitutionnalité de la fermeture des frontières du Nouveau-Brunswick pendant la pandémie de coronavirus. Une femme de Nouvelle-Écosse a intenté des procédures légales contre Terre-Neuve-et-Labrador, qui lui avait interdit d'entrer pour les funérailles de sa mère, en mai. L'Association canadienne des libertés civiles, quant à elle, juge que la pandémie a ouvert la porte à un abus de contraventions et au profilage des citoyens.

Avec les informations d'Isabelle Damphousse et de Rose St-Pierre

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