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Toronto demande aux militants devant l'hôtel de ville de plier bagage d'ici lundi

Le groupe de militants exige l'abolition de la police locale

Quatre personnes assises en cercle sur des chaises de camping.

Toronto émet a émis un avis d'« entrée sans autorisation » aux manifestants du campement sur la place Nathan Phillips, devant l'hôtel de ville.

Photo : Radio-Canada / Martin Trainor

Radio-Canada

La Ville de Toronto donne à un groupe de manifestants jusqu'à lundi pour retirer leurs tentes de la place Nathan Phillips. Ils sont installés dans un campement devant l'hôtel de ville depuis le 19 juin.

Un manifestant, Jonathan Taylor-Brown, avance que la Ville de Toronto a envoyé une trentaine de gardes de sécurité tôt vendredi pour distribuer des lettres annonçant aux militants qu'ils devraient partir d'ici lundi.

Ils devront me traîner, menottes aux poignets, pour me faire sortir d'ici lundi soir, lance M. Taylor-Brown.

Au moins, nous savons que nous sommes un fardeau pour eux, nous faisons pression sur eux, c'est pourquoi ils veulent nous expulser, ajoute-t-il.

Cette manifestation est menée par le groupe Afro Indigenous Rising, un collectif pour l'abolition de la police et pour la justice pour les peuples afro-autochtones touchés par la violence coloniale.

De nombreuses personnes qui sont venues ici sont déterminées. Elles ne voulaient pas partir, et elles ne partiront pas.

Jonathan Taylor-Brown, manifestant du campement à la place Nathan Phillips

Selon le porte-parole de la Ville de Toronto, Brad Ross, les manifestants ont reçu un premier avis mardi, indiquant que le camping, le traçage de graffiti et l'utilisation de flammes nues ou de génératrices à cet endroit contrevenaient aux règlements municipaux.

Plusieurs tentes sur la place Nathan Phillips, devant l'hôtel de ville de Toronto.

Selon le porte-parole de la Ville, Brad Ross, les personnes reconnues coupables d'intrusion pourraient être passibles d'une amende pouvant atteindre 10 000 dollars.

Photo : Radio-Canada / Martin Trainor

Nous espérons que les personnes qui manifestent pacifiquement partiront et manifesteront sur la place si elles le souhaitent conformément au règlement, dit Brad Ross.

Ils peuvent être sur la place Nathan Phillips pour manifester. Nous respectons absolument ce droit, c'est une place publique, ajoute-t-il.

Ce campement est l'une des nombreuses manifestations contre le racisme et pour la réforme de la police qui ont fait leur apparition à Toronto au cours des dernières semaines.

Lundi, les conseillers municipaux de Toronto ont rejeté une motion visant à réduire de 10 % le budget de son service de police.

Ils ont cependant accepté celle qu'a présentée le maire de la ville, John Tory, visant à instaurer quelques réformes au sein du corps policier.

Avec les informations de CBC

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