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Aux prises avec une forte demande, Moisson Outaouais redoute une 2e vague de COVID-19

Des boîtes de céréales, de croustilles et de papiers mouchoirs sont dans des boîtes de carton posées au sol.

Moisson Outaouais doit composer avec une demande à la hausse depuis le début de la pandémie de COVID-19 en mars (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le déconfinement laisse peut-être croire à certains que la pandémie se termine progressivement, mais la situation demeure difficile pour les banques alimentaires. Les services de Moissons Outaouais sont toujours aussi sollicités qu’au début de la crise et l’organisme redoute déjà les mois à venir.

Le directeur général de Moisson Outaouais, Armand Kayolo, a d’ailleurs souligné son inquiétude au premier ministre Justin Trudeau qui était de passage dans les locaux de l’organisme vendredi. On lui a dit :"on est très reconnaissant envers le gouvernement fédéral pour la subvention qui nous a été accordée". [C’est] une subvention qui selon nos prévisions budgétaires, devrait nous aider jusqu’à la fin août, a-t-il expliqué.

Diane Dupont-Cyr, présidente du C. A., et Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais dans l'entrepôt de l'organisme.

Diane Dupont-Cyr, présidente du conseil d'administration, et Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais (archives).

Photo : Radio-Canada / Roxane Léouzon

C’est une subvention vraiment limitée en temps et à un moment donné, à partir du 1er septembre, il faudra revoir les calculs.À l’épuisement prochain des fonds fédéraux s’ajoutent les spectres d’une récession et peut-être celui d’une deuxième vague de COVID-19.

Si jamais il y a une deuxième vague ou quoi que ce soit, on a dit au premier ministre : "merci pour ce que vous avez fait jusqu’à présent, mais n’oubliez pas que les besoins sont continus, que les besoins augmentent, ça va rester pour un bon bout de temps."

Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais

S’il y a une récession économique qui s’annonce dans le monde, s’il y a des entreprises qui vont fermer, il y aura beaucoup de chômage et nous à Moisson Outaouais, 80 % de nos revenus viennent des dons, a fait valoir M. Kayolo.

Le conjoncture des prochains mois pourrait être encore plus difficile pour les banques alimentaires, puisque la demande — qui a explosé au début de la pandémie — ne dérougit pas, même si plusieurs ont pu retourner au travail depuis le déconfinement. Selon M. Kayolo, elle a augmenté de 75 % en milieu urbain et de 200 % en milieu rural.

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