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Les libraires indépendants du Nouveau-Brunswick fragilisés par la pandémie

En avant-plan, un livre ouvert devant une bibliothèque bien remplie

La pandémie porte un dur coup aux librairies indépendantes.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Sophie Désautels

Les librairies indépendantes ont rouvert leurs portes au Nouveau-Brunswick, mais les derniers mois ont été éprouvants. L’incertitude plane sur la saison estivale et la rentrée scolaire.

Isabelle Bonnin est copropriétaire des librairies Pélagie de Bathurst, Caraquet et Shippagan. C’est évident que ç’a été un peu un choc, quand  on s’est rendu compte qu’il fallait qu’on ferme nos librairies, dit la libraire.

Les propriétaires de ces trois librairies ont réagi en créant un service à l’auto et en améliorant l’offre virtuelle.

Les ventes en ligne ont augmenté, dit Mme Bonnin, mais ça ne règle pas tout. Quand on doit assumer les frais de port pour un envoi de 40 $, il ne nous reste pas grand-chose, souligne-t-elle.

Isabelle Bonnin en entrevue devant la librairie Pélagie.

Isabelle Bonnin, copropriétaire des librairies Pélagie, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Depuis plusieurs années, les librairies indépendantes peinent à se maintenir à flot face aux géants comme Amazon. Les pertes des libraires de la province représentent des centaines de milliers de dollars. La pandémie est un autre coup dur.

Pas de salons du livre

Ces commerces de proximité sont encore plus fragilisés par un autre effet de la pandémie : l’annulation de la tenue des salons du livre.

Moi, mes salons du livre, c'est à peu près les trois quarts de mon chiffre d'affaires , dit Annie Bourdages, cofondatrice de la librairie La Grande Ourse, à Dieppe. C'est quelques centaines de milliers de dollars de moins en ventes.

Elle s’inquiète de l’annulation d’événements comme les salons du livre et les salons des bibliothécaires. Ça me permettait d'aller jusqu'à l'automne, puis de maintenir mes employés. Maintenir le magasin, aussi, parce que ce n'est pas le magasin qui me fait vivre., raconte Mme Bourdages.

Annie Bourdages dans sa librairie.

Annie Bourdages, de la Librairie La Grande Ourse, à Dieppe au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

L’absence de festivals et la diminution du tourisme risquent aussi de freiner les ventes.

La première étape, ça va être la fin août, pour voir comment on a traversé cette période estivale , explique Isabelle Bonnin, de la librairie Pélagie. Après ça, c'est la reprise, normalement, du monde scolaire. Je pense que le deuxième bilan va être en décembre.

Peut-être que cette pandémie va changer un peu les habitudes — je le souhaite — et que les gens vont se rendre compte de l'importance de la proximité, de faire vivre nos communautés, espère Mme Bonnin.

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