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Des injustices qui perdurent au CISSS de la Côte-Nord, selon un syndicat

Un médecin marche dans un corridor d'hôpital

Des employés de Fermont auraient droit à trois sorties payées par année et ceux de la Minagnie et de la Basse-Côte-Nord, une seule (archives).

Photo : Radio-Canada

Le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ) dénonce ce qu'il qualifie d'injustices qui persistent au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord. Le syndicat estime qu’un peu plus d’une trentaine de ses membres sont privés injustement d'un droit de séjours à l’extérieur de la région.

Certains employés du centre de santé qui travaillent dans des régions éloignées comme Fermont, la Minganie et la Basse-Côte-Nord, ont droit à un certain nombre de voyages payés chaque année pour aller visiter leur famille, soutient le syndicat.

Toutefois, certains employés qui ont été embauchés bien avant la création des CISSS n’ont pas droit à ces sorties payées parce qu’on leur a demandé de résider à moins de 50 kilomètres de leur lieu de travail, explique la présidente du Syndicat, Nathalie Savard

Les employeurs, à ce moment-là, ont fait des entourloupettes. Ils considéraient seulement les gens qui étaient à moins de 50 kilomètres. Les gens, quand ils étaient engagés, perdaient des droits de la convention collective, notamment sur les sorties annuelles. Ce sont des gens qui n’ont pas droit à ces sorties-là depuis des années parce qu’on leur demandait de déménager.

Nathalie Savard en entrevue à Radio-Canada.

La présidente du syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois, Nathalie Savard.

Photo : Radio-Canada

Le SIISNEQ demande au centre de santé de rétablir la situation depuis plusieurs années, ajoute Nathalie Savard.

En novembre, le CISSS a mis en place un comité pour analyser la situation. Le Syndicat affirme que 21 dossiers d’employés qui réclament des sorties ont été présentés au comité. De ce nombre, 4 employés ont finalement obtenu les sorties en question. La présidente du syndicat, Nathalie Savard, juge que ce nombre est insuffisant.

C’est comme s’ils disent qu’ils ont analysé les dossiers pour être sûrs de ne pas les donner et de se laver les mains en disant : "écoutez on a mis en place un comité, on a analysé les dossiers, vous n’y avez pas le droit et arrêter de chialer maintenant". Les gens se sentent comme ça présentement et ils sont très fâchés, indique-t-elle.

Difficile rétention de main-d'œuvre

Nathalie Savard estime que d’empêcher certains employés d’avoir accès à ces sorties nuit à la rétention de main-d’œuvre expérimentée. Elle explique que certains employés expérimentés songent à quitter leur emploi devant ce sentiment d’injustice.

Les gens se questionnent. Si on regarde à Fermont, il y a la mine présentement qui recrute aussi du personnel, c’est des bonnes conditions de travail.

Nathalie Savard, présidente du Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois

Nathalie Savard croit aussi que les employés pourraient être tentés d’aller travailler pour des agences indépendantes.

Il y a des agences privées qui cherchent des infirmières pour aller travailler sur la Côte-Nord. Elles leur disent qu’elles sont logées, nourries et qu’elles les payent 100 $ de l’heure.

Nous avons tenté de joindre le CISSS de la Côte-Nord à ce sujet, mais sans succès pour le moment.

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