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Un chauffeur Uber renvoyé suite à un incident de « racisme anti-Noirs »

Une femme tient un téléphone intelligent sur lequel l'application d'Uber est en marche.

L'entreprise affirme que le chauffeur n'y travaille plus.

Photo : CBC/Julia Page

Radio-Canada

Une femme de Toronto affirme que son chauffeur Uber, à la fin d’une course, lui a ordonné de « sortir de sa voiture », suivi d’une insulte raciste.

L’incident se serait déroulé jeudi. Aisha Fairclough, une réalisatrice télé pigiste, affirme que la seule autre interaction avec le chauffeur a eu lieu lorsqu’elle lui a demandé d’avancer son siège pour qu’elle puisse avoir plus d’espace pour ses jambes. Elle était assise derrière lui alors que son amie de coeur, Jill Andrew, était à ses côtés. Mme Andrew est une députée du NPD provincial.

L’incident se serait déroulé à la fin de la course. Mme Fairclough a immédiatement pris une photo du chauffeur et l’a tweetée.

Elle affirme avoir été totalement choquée. Je lui ai immédiatement demandé "qu’est-ce que tu viens de dire?"J'aurais pu fondre en larmes tellement j’étais choquée, a-t-elle déclaré en entrevue à CBC Toronto.

Selon Mme Fairclough, le conducteur, qui portait un masque, a nié avoir dit quoi que ce soit. Elle a ajouté que Mme Andrew avait déjà quitté le véhicule lorsque les mots ont été prononcés.

C'était écœurant. C'était énervant et douloureux. Ce genre de chose arrive tout le temps. Cela m'est arrivé dans le passé, c'est arrivé à beaucoup d'autres Noirs et ça doit cesser , a-t-elle expliqué en entrevue.

Dans son tweet, Mme Fairclough a ajouté : Et en plus, il est racialisé lui aussi!

Le portrait d'une femme

Aisha Fairclough espère voir Uber annoncer des plans précis pour enrayer le racisme anti-Noirs dans son entreprise.

Photo : Photo offerte par Jessica Laforet

CBC News n'a pas interviewé le chauffeur.

Un porte-parole d'Uber a déclaré par courriel jeudi soir que le conducteur ne travaillait plus pour l'entreprise et qu'elle ne tolérait aucune discrimination.

Mais Mme Fairclough n’est pas satisfaite.

Nous avons vraiment besoin d’un engagement public d’Uber vis-à-vis de la formation pour lutter contre le racisme anti-Noirs chez Uber. Nous avons besoin d’une stratégie pour s’assurer que les conducteurs ne perpétuent pas la haine , selon elle.

La cheffe du NPD de l’Ontario, Andrea Horwath, a émis un commentaire sur la situation sur Twitter.

Je suis triste et furieuse que cette journée, qui a commencé par une célébration et un soutien de la communauté diversifiée 2SLGBTQIA+ dans le village [gai de Toronto], se soit soldée par un vil acte de racisme anti-Noirs envers mes amies Aisha et Jill.

Mme Horwath demande elle aussi qu’Uber se prononce avec force contre le racisme anti-Noirs.

Ce qui a été rapporté est profondément bouleversant et quelque chose qu'aucune personne ne devrait vivre. La discrimination n'a pas sa place sur l'application Uber ou ailleurs. Dès que nous en avons été informés, nous avons immédiatement supprimé l'accès du conducteur à l'application Uber, a ajouté le porte-parole de la compagnie dans son courriel.

Avec les informations de CBC News

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Toronto

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