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La saison 2020 des Capitales est annulée

Une mascotte des Capitales de Québec dans un stade qui salue la foule.

Baseball Capitales de Québec

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Il n’y aura pas de baseball des Capitales au stade Canac cet été. L’ultime tentative de l’organisation pour sauver la saison, un championnat canadien à quatre équipes à Québec et Trois-Rivières, a officiellement été abandonnée, vendredi.

Estimant avoir tout essayé pour réussir à présenter des matchs, cet été, le président des Capitales, Michel Laplante, était déçu, mais serein d’annoncer la décision, vendredi.

Ce n’est pas facile. Depuis début mars, on a pris la décision d’aller jusqu’au bout. On espérait qu’il y ait une baisse de la maladie au mois de juillet et que tout puisse tomber en place. C’est presque ça qui est arrivé, mais le sablier continuait de rouler.

Bien que les Capitales avaient dû laisser tomber, il y a quelques semaines, l’idée d’évoluer dans la nouvelle ligue Frontier, le scénario d’un tournoi à quatre équipes s’échelonnant sur une cinquantaine de jours était encore en vie jusqu’à vendredi matin.

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Les amateurs des Capitales devront attendre à l'an prochain pour retrouver les gradins du stade Canac.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Trop d’incertitude pour aller de l’avant

L’idée d’aligner uniquement des joueurs canadiens s'avérait toutefois plus compliquée que prévue puisque plusieurs équipes des ligues majeures (MLB) refusaient de donner la permission aux joueurs de leur organisation de s’amener à Québec pour la saison.

Des joueurs américains étaient bien disponibles, mais leur venue à Québec exigeait 14 jours d'isolement à leur arrivée et à leur retour aux États-Unis, sans savoir si le tournoi pourrait se dérouler comme prévu. On se ramassait avec des garanties qu’on ne pouvait pas donner aux joueurs et, avant de les avoir, on se serait rendu à la fin juillet. Pour nous autres, il était rendu un peu trop tard pour penser continuer ce projet-là, a expliqué Michel Laplante.

D’une part, les Capitales attendaient toujours la permission de la Santé publique pour que 1000 spectateurs puissent assister aux matchs au stade Canac en respectant des mesures de distanciation. D’autre part, la moindre éclosion de COVID-19 parmi les joueurs aurait pu mettre fin immédiatement à la compétition.

Ça aurait été un stress à tous les soirs, je pense, de se demander si quelque chose allait arriver le lendemain matin qui mettait en péril le reste du tournoi

Michel Laplante, président des Capitales

Un dur coup financier à absorber

Le président des Capitales ne s’en cache pas, ce ne sera pas facile de passer à travers un été sans aucun revenu pour son organisation. C’est vingt mois sans rentrées d’argent, quand on y pense. Le dernier match a eu lieu le 26 août 2019 et le prochain va avoir lieu à la fin mai 2021.

C’est d’autant plus frustrant, admet-il, considérant que les Capitales ont beaucoup investi ces dernières années pour installer un terrain synthétique au stade Canac et rénover la terrasse, en plus d’intégrer un nouveau circuit aux reins plus solides, la ligue Frontier. On était finalement où on voulait être, lance Michel Laplante.

Michel Laplante, président des Capitales de Québec.

Michel Laplante, président des Capitales de Québec.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Soulignant la grande collaboration de la Ville de Québec et du gouvernement provincial pour sauver la saison 2020, le président de l’équipe estime toutefois que des solutions seront trouvées pour garder les Capitales à flots d’ici le printemps prochain.

Il faut dire que les nombreuses approches faites par le gérant Patrick Scalabrini, ces dernières semaines, pour amener les joueurs canadiens des ligues mineures à Québec, pourraient être payantes dans le futur. Même la venue du légendaire ex-voltigeur des Red Sox Manny Ramirez, qui désirait venir jouer à Québec avec son fils, cet été, n'est peut-être que partie remise.

On pourrait le voir l’an prochain. Manny vieillit, évidemment. Est-ce qu’il va encore être assez en forme? Rendu à 48 ans, chaque année de plus compte pour deux, lance Michel Laplante, 50 ans, sourire en coin.

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