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Dessertes aériennes en région : trouver une solution durable d'ici septembre

Des passagers qui embarquent dans un avion à l'aéroport des Îles-de-la-Madeleine.

Un avion d'Air Canada sur une piste de l'aéroport des Îles-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, veut une solution durable au problème de desserte aérienne en région. Et il veut qu'elle soit trouvée d'ici au début de l'automne.

Daniel Côté, qui est aussi président du comité sur le transport aérien de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), compte sur le groupe formé de toute urgence pour trouver une solution à l'abandon des dessertes régionales d'Air Canada.

Ce comité est formé de la Fédération des chambres de commerce, de l’Alliance touristique, du Réseau québécois des aéroports et de l’UMQ.

Il sollicite aussi la participation de Québec et d'Ottawa. Présentement, on va se structurer une petite base de travail et, ensuite, il faut que tout le monde participe. Autant Québec sur son axe développement économique qu'Ottawa sur son axe transport aérien qui est sous sa responsabilité. Il faut que personne ne se défile.

Ça doit débouler rapidement. Moi, je dis la cible qu’on a fixée, c’est que, dès le mois de septembre, les aéroports qui ont été abandonnés puissent ravoir des vols.

Daniel Côté, maire de Gaspé et président du comité sur le transport aérien de l’UMQ
L'affiche de l'aéroport et des bâtiments derrière.

L'aéroport régional de Mont-Joli a vu ses revenus chuter dramatiquement, comme ceux de Gaspé et de Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Entreprise privée ou coopérative?

Daniel Côté pense qu’il ne faut pas remettre à nouveau la desserte aérienne entre les mains d'une seule entreprise privée, comme c'était le cas avec Air Canada.

La solution devrait prendre une autre forme, selon lui. Il soumet des idées, comme une coopérative ou une régie intermunicipale.

Pour sa part, le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Jacques Demers, est prêt à envisager ce genre d'option, mais il croit que ça serait long à mettre en place.

Les régions ont besoin de solutions rapides. Il souhaite connaître les plans des entreprises privées. Regardons de quelle façon et surtout à quel coût on va retrouver ces services-là.

C’est beau, ça serait intéressant de le gérer tout nous-mêmes. Je pense qu’autour d’un comité, c’est les alternatives qu’il faut regarder. Mais il faut regarder aussi rapidement avec les entreprises qui sont déjà en place, qu’ils nous disent si elles sont prêtes à prendre le relais.

Jacques Demers, président FQM

Devant cette situation, François Bonnardel a évoqué, jeudi, la possibilité que Québec crée sa propre entreprise. Il a aussi souligné que d'autres acteurs de l'industrie puissent combler le vide laissé par Air Canada.

Déjà, la chef du Parti libéral, Dominique Anglade, se dit en désaccord avec la création d’un transporteur aérien géré par le gouvernement québécois. Elle demande tout de même à Québec de garantir un minimum de services aériens aux régions, mais à un prix raisonnable.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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