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Une rentrée scolaire sous le signe de l'éloignement physique à l'Î.-P.-É.

Un document déposé par le ministre de l'Éducation donne un aperçu de la nouvelle réalité pour les élèves et les enseignants.

Les mains d'une enseignante qui appuie sur le bouchon d'une bouteille de désinfectant posé sur un pupitre dans une salle de classe.

Un document déposé jeudi donne un aperçu de la nouvelle réalité qui attend les élèves et les enseignants.

Photo : Getty Images / izusek

François Pierre Dufault

Les élèves de l'Île-du-Prince-Édouard reprendront le chemin de l'école à compter du 8 septembre prochain. Toutefois, le gouvernement provincial laisse entrevoir d'importants changements, tant dans le transport scolaire qu'en salle de classe, afin d'éviter une deuxième vague de COVID-19.

Pressé depuis plusieurs semaines par les partis d'opposition, le ministre insulaire de l'Éducation et de l'Apprentissage continu, Brad Trivers, a déposé devant l'Assemblée législative un document cadre pour la rentrée scolaire, jeudi après-midi.

Le document de huit pages donne un aperçu de la nouvelle réalité qui attend les élèves, les enseignants et les membres du personnel de la soixantaine d'écoles anglaises et françaises de la province.

Notre objectif est d'assurer le retour sécuritaire à l'école des élèves et du personnel et d'être prêts à s'adapter à des conditions de santé publique changeantes en tout temps.

Brad Trivers, ministre de l'Éducation et de l'Apprentissage continu de l'Île-du-Prince-Édouard

Le ministère de l'Éducation et de l'Apprentissage continu prévoit que les classes seront moins nombreuses et que des salles polyvalentes seront utilisées comme salles de classe afin de permettre un certain éloignement physique.

De plus, les élèves d'une même classe seront appelés à travailler en cohortes, c'est-à-dire par petits groupes, afin de limiter davantage les contacts physiques.

Dans la mesure du possible, la province demandera aux parents de conduire eux-mêmes leurs enfants à l'école pour réduire le nombre de passagers dans les autobus scolaires. Les heures de dépôt, de ramassage, de repas et de récréation seront également décalées afin de réduire la possibilité de rassemblements trop nombreux.

Brad Trivers interviewé dans un couloir de l'édifice de l'Assemblée législative.

Le ministre de l’Éducation, Brad Trivers, en 2019

Photo : CBC / Al MacCormick

Le personnel scolaire peut s'attendre à être de retour en classe le 1er septembre, et devrait recevoir une formation sur les nouvelles procédures à suivre afin de réduire les risques d'infection. De plus, il y aura des protocoles de dépistage pour toutes les personnes entrant dans une école, précise le document du gouvernement.

Davantage de nettoyage est prévu dans les salles de classe et les autobus.

Le ministre Brad Trivers n'exclut pas la possibilité d'embaucher plus de personnel enseignant et d'entretien afin de satisfaire aux nouvelles normes.

Les autorités scolaires seront responsables d'élaborer des plans de fonctionnement pour chaque école, en collaboration avec les autorités de santé publique, puis de communiquer ces plans aux parents avant la rentrée, précise la province.

Quatre scénarios sont envisagés en cas de deuxième vague de COVID-19, y compris un retour à l'enseignement à distance. Bien que l'apprentissage en milieu scolaire soit le modèle préféré, des plans de secours seront mis en place pour passer à l'apprentissage à domicile si les conditions de santé publique devaient changer, indique Brad Trivers.

Marise Chapman, la directrice de l'école La-Belle-Cloche, est fière de travailler dans le nouvel immeuble.

Marise Chapman, directrice par intérim de la Commission scolaire de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard (archives)

Photo : Julien Lecacheur

La Commission scolaire de langue française (CSLF) de l'Île-du-Prince-Édouard reçoit favorablement les nouvelles directives du gouvernement. Mais selon sa directrice générale par intérim, Marise Chapman, il y a encore beaucoup de travail à faire au cours de l'été pour que les six écoles de langue française de la province soient prêtes à rouvrir leurs portes à la rentrée.

On a un groupe de personnes qui va continuer durant l'été à travailler avec le Bureau de la médecin hygiéniste en chef pour répondre à nos questions plus pointues, pour nous assurer qu'on s'aligne sur les bonnes pratiques.

Marise Chapman, directrice générale par intérim de la Commission scolaire de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard

Marise Chapman estime que le transport scolaire demeure le plus grand défi pour les écoles de langue française de l'Île-du-Prince-Édouard. Elle espère trouver des solutions pour transporter les élèves de manière sécuritaire sans allonger des trajets d'autobus qui sont parfois déjà très longs.

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Éducation