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Toujours possible de traverser la frontière canadienne au parc Peace Arch

Le poste frontalier de Peace Arch est fermé.

Le poste frontalier de Peace Arch.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les Canadiens continuent de visiter le côté américain du parc d'État historique de Peace Arch, au sud de la région métropolitaine de Vancouver, malgré la fermeture du côté canadien du parc frontalier pour contrôler la propagation du coronavirus.

Le parc provincial Peace Arch, en Colombie-Britannique, est fermé depuis le 18 juin, après que des foules de gens se soient rassemblées dans l'espace vert à cheval sur le 49e parallèle, mais le côté américain du parc reste ouvert.

L'avocat en immigration Len Saunders, de l'État de Washington, dit que les autorités canadiennes ne peuvent pas faire grand-chose pour arrêter la circulation piétonne en raison d'un traité signé en 1814.

Il explique avoir récemment rencontré des clients dans le parc d'État et vu des dizaines de personnes franchir un fossé peu profond le long de l'Avenue 0, à South Surrey, en Colombie-Britannique, pour pique-niquer, promener leur chien ou profiter de ce qui semblait être des retrouvailles entre famille et amis.

La directrice des communications pour la Commission des parcs et loisirs de l'État de Washington, Anna Gill, explique que les gardes forestiers travaillent avec la patrouille frontalière américaine pour surveiller la situation dans la zone immédiatement à l'est du passage frontalier de Peace Arch.

Les visiteurs sont invités à suivre les règles mises en place pour limiter la transmission de la COVID-19, notamment en restant à 2 mètres les uns des autres s'ils ne sont pas dans la même bulle, selon le site web du parc.

Les personnes qui ne le font pas devraient se mettre en quarantaine pendant 14 jours à leur retour au Canada, mais il est impossible de savoir si les visiteurs s’y conforment.

Quant à savoir qui est responsable, la GRC, par exemple, affirme que le parc est régi par l'État de Washington.

L'Agence des services frontaliers du Canada a confirmé qu'elle ne prend aucune mesure en ce qui concerne les Canadiens qui traversent la frontière vers le côté américain du parc, car l'ASFC n'est pas responsable du parc.

Le parc provincial Peace Arch n'est pas un point d'entrée désigné et, à ce titre, l'ASFC n'est pas responsable de la surveillance du parc, explique-t-elle par courriel.

Un traité historique

Selon M. Saunders, la Colombie-Britannique a, en quelque sorte, les mains liées par les fondements juridiques qui régissent la création du parc formulés dans le traité de Gand de 1814, négocié après la guerre de 1812 entre les États-Unis et l'Angleterre.

Le parc permet aux citoyens des États-Unis et du Canada de se rencontrer sans en réalité traverser aucune frontière. Il s'agit d'un symbole durable de la relation fraternelle entre les deux pays.

L’avocat dit que le traité stipule qu'il ne pourrait pas y avoir de frontières ou de barrières physiques établies à la frontière nord des États-Unis, et que, si l'une des parties viole ce traité, les frontières reviendront à ce qu'elles étaient avant le traité.

Donc, si le gouvernement canadien décide qu'il veut couper l’accès au parc Peace Arch aux Canadiens qui entrent par l'Avenue Zéro en élevant une barrière physique, alors, techniquement, les États-Unis peuvent réclamer une partie du sud de l'Ontario et du Québec, en vertu de la violation de ce traité, dit-il.

Si les Américains violent le traité, le Canada récupère des parties du Maine, du Michigan et du Wisconsin.

Tant qu'on reste sur l'herbe, on a 20 acres [8 hectares] pour rencontrer sa famille, promener son chien, faire du vélo, faire ce qu'on veut, puis revenir au Canada légalement, parce qu'on n'est théoriquement pas vraiment entré aux États-Unis, explique-t-il.

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Colombie-Britannique et Yukon

Politique internationale