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Le nombre de cas de COVID-19 augmente rapidement au sein de la communauté Siksika

Le chef de la Première Nation Siksika Ouray Crowfoot.

Le chef Ouray Crowfoot demande aux membres de la communauté de prendre plus de précautions pour éviter la propagation du virus.

Photo :  CBC / Mike Symington

Émilie Vast

La communauté Siksika, située au sud-est de Calgary, compte actuellement 10 cas actifs de COVID-19 et 258 autres personnes sont sous surveillance.

Ces chiffres ont été confirmés jeudi par la médecin-hygiéniste en chef de l’Alberta, Deena Hinshaw, et le chef de la Première Nation, Ouray Crowfoot

Le premier cas de COVID-19 au sein de la communauté s’était déclaré le 11 juin. Il y a cinq jours, il n’y avait encore que 58 personnes sous surveillance. 

L'augmentation rapide du nombre de cas inquiète le chef Ouray Crowfoot. 

Plus de précautions

Ce dernier demande aux membres de la communauté d’éviter les voyages non essentiels en dehors de la communauté. 

Alors que la province autorise désormais jusqu’à 200 personnes lors des rassemblements à l'extérieur et 50 personnes à l'intérieur, Ouray Crowfoot demande à la communauté de se limiter à 10 personnes maximum.

Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour le reste de la communauté.

Ouray Crowfoot, chef de la Première Nation Siksika

Si quelqu’un ne veut pas prendre en compte ces consignes, il se met en danger et il met en danger les autres membres de la communauté, affirme Ouray Croowfoot. 

Personnes à risque

Le chef est d'autant plus inquiet que plusieurs générations peuvent vivre sous le même toit. Un jeune en bonne santé asymptomatique pourrait contaminer une personne plus âgée pour qui les conséquences pourraient être beaucoup plus graves.

C’est une situation très effrayante.

Alayna Doore, membre de la Première Nation Siksika

Alayna Doore s’inquiète, elle aussi, pour les personnes âgées, plus vulnérables. 

Sa mère, âgée de 74 ans, et son fils de 19 ans ont été déclarés infectés par la maladie le mois dernier. Heureusement, leurs symptômes n'étaient pas graves. Ils n’ont pas eu besoin d’être hospitalisés, raconte Alayna Doore.

Ils ont été placés en quarantaine et sont guéris depuis.

Les gens sont inquiets, ils ont vraiment peur, dit Alayne Doore. Elle pense aussi qu’ils prennent plus de précautions qu'avant : Ils prennent les choses très au sérieux maintenant.

Je suis passée en voiture dans la communauté aujourd’hui et on peut voir qu’il n’y a pas de circulation. Les gens restent chez eux. Ça me fait plaisir. Nous devons protéger les personnes vulnérables, nous protéger nous-mêmes, protéger tout le monde en fait.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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