•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

RCR : pas de bouche-à-bouche et un masque pour la victime

Technique de réanimation dans une formation pour sauveteurs

Technique de réanimation dans une formation pour sauveteurs (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

En contexte de pandémie de COVID-19, de nouvelles recommandations d’hygiène s’appliquent aux secouristes en milieu de travail et aux personnes qui ont reçu une formation comme Héros en 30.

L’Institut national de santé et de services sociaux (Nouvelle fenêtre) considère que toute personne en arrêt cardio-respiratoire (ACR) devrait être considérée comme une personne potentiellement à risque de transmettre l’infection.

Avant de s’approcher d’une personne en détresse, la Santé publique recommande de se laver les mains, de mettre des gants, un masque, des lunettes et une visière, si possible.

Pas de bouche-à-bouche

Selon le formateur et propriétaire de Secouriste Abitibi-Témiscamingue, Marcel Giroux, il n’est plus recommandé pour l’instant de faire le bouche-à-bouche pour éviter la propagation du coronavirus.

Si on a à faire une intervention présentement, c’est de ne pas faire de ventilation si ce n’est pas quelqu’un qu’on connaît ou conjoint, conjointe, dit-il.

Un mannequin pour pratiquer la réanimation cardiaque est étendu sur le plancher d'une salle de classe.

Les mannequins sont désinfectés entre les formations offertes en entreprise ou autre. (archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Masque sur la bouche de la personne en détresse

Avant de procéder au massage cardiaque, la Santé publique recommande également de déposer un morceau de tissu sur la bouche et le nez de la personne à réanimer.

S’il n’y a pas de masque pour ces personnes-là, on peut utiliser un vêtement ou un linge pour couvrir la bouche de cette personne-là et le nez avant de faire les compressions thoraciques pour diminuer le risque d’émettre des gouttelettes en attendant la défibrillation, précise Dre Omobola Sobandjo, médecin-conseil à la direction de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue.

Marcel Giroux ajoute que n’importe quelle pièce de tissu, il y a possibilité de respirer à travers ça, pourvu que ce ne soit pas un imperméable. Par ailleurs, plusieurs personnes portent des masques en tissu depuis quelques semaines. Les gens respirent à travers ces temps-ci même dans certains milieux de travail à la journée longue. C’est plus tannant avec les masques qui sont fabriqués avec du tissu épais, c’est plus problématique, mais les gens respirent à travers, rappelle-t-il.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Formations et renouvellement

Les fournisseurs de service de formation accrédités par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) comme Secouriste Abitibi-Témiscamingue peuvent poursuivre leur travail. Certains formateurs offrent la théorie en ligne et le volet pratique en présentiel.

Le nombre de formations données par Secouriste Abitibi-Témiscamingue a grandement diminué à la mi-mars. Le calendrier s’est à nouveau rempli au mois de juin. L’équipe se déplace dans la région, à la Baie-James et au Nunavut pour rencontrer les travailleurs miniers.

On désinfecte [les mannequins] entre chaque participant. On n’a plus l’obligation pour l’instant de ventiler les mannequins , affirme le formateur et propriétaire de l’entreprise.

Pour les renouvellements de la certification, il est recommandé d’attendre six mois, à l'expiration de la carte, puisque la validité des cartes de secourisme en milieu de travail a été prolongée en raison de la pandémie, précise Nicolas Bégin, coordonnateur aux relations publiques et porte-parole de la CNESST.

Le ministère de la santé et des services sociaux rappelle aussi que lorsqu’on compose le 9-1-1, les répartiteurs peuvent aider à faire une réanimation sécuritaire.

Les formations Héros en 30, qui consistent à former la population en 30 minutes à se servir d’un défibrillateur et à faire des compressions, sont suspendues.

Marcel Giroux conseille également à la population d’ajouter des masques et des lunettes dans les trousses de premiers soins. Il faut quand même intervenir prudemment et en cas de doute, appelez les services d’urgence simplement. Eux ont l’équipement approprié pour intervenir, conclut-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !