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Bulle atlantique : les risques de contagion sont faibles, selon des experts

Un agent provincial remet un formulaire à un automobiliste.

Les gens qui se présentent aux frontières en Atlantique, comme ci-dessus entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, doivent présenter une preuve de leur lieu de résidence permanente et remplir un formulaire. Les autorités recommandent aux voyageurs de le remplir avant de se présenter à la frontière pour accélérer les formalités.

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Radio-Canada

Le risque de contracter la COVID-19 est jugé faible pour les résidents de l’Atlantique qui peuvent maintenant circuler plus librement dans l’ensemble de la région.

Les résidents de l’Atlantique n’ont plus à s’isoler pendant 14 jours en franchissant l’une ou l’autre frontière provinciale de la région. Cette « bulle » atlantique est entrée en vigueur ce vendredi 3 juillet.

La fin de la consigne de quarantaine crée des occasions de rencontres familiales et d’excursions touristiques. Mais certaines personnes craignent une reprise de la contagion de la COVID-19. Des gens qui réclament que les frontières restent fermées ont lancé des pétitions à cette fin. Des experts estiment toutefois que le risque de contagion est faible.

À l’arrivée de la maladie dans la région, les provinces de l’Atlantique ont fermé leurs frontières. Elles recensaient alors de nombreuses personnes atteintes de la COVID-19. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Les décisions en la matière doivent être prises en se basant sur des faits scientifiques et non sur la peur, explique la médecin hygiéniste en chef de Terre-Neuve-et-Labrador, la Dre Janice Fitzgerald.

Jeudi, les quatre provinces ne comptaient que six personnes atteintes de la COVID-19 parmi leurs 2,2 millions d’habitants. L’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador n’ont dépisté la maladie chez aucun de leurs citoyens depuis plus d’un mois.

Le Nouveau-Brunswick, qui ne compte que trois personnes atteintes, n’a dépisté aucun nouveau cas depuis plus d’une semaine, ce qui peut constituer un signe que l’éclosion est maîtrisée.

Les voyageurs provenant de l’extérieur des quatre provinces, pour leur part, doivent toujours s'isoler pendant 14 jours à leur entrée dans la bulle atlantique.

L’ouverture de la bulle atlantique est appuyée par les médecins hygiénistes en chef des quatre provinces. Ces mêmes experts avaient recommandé les mesures de confinement qui sont entrées en vigueur à l’arrivée de la maladie dans la région.

Des automobilistes passent devant du personnel médical pour subir un test de dépistage.

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 diminue au Québec, mais la province en recense encore quelques dizaines de plus chaque jour.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le milieu des affaires a exercé des pressions politiques pour l’allègement des restrictions, particulièrement en tourisme.

Le moment était approprié pour créer une bulle atlantique, selon la directrice du Département de la santé publique et de l'épidémiologie de l’Université Dalhousie, Susan Kirkland. Elle souligne que les conditions sont idéales à l’heure actuelle pour cela.

Qu’en est-il des risques associés au transport aérien?

Les services de santé publique recommandent toujours aux gens de garder une distance de 2 mètres entre eux en public pour réduire les risques de contagion. Cela n’est pas toujours possible dans les avions. Les transporteurs WestJet et Air Canada tentent de vendre toutes les places disponibles dans leurs appareils.

Mais même sans éloignement physique, il n’y a pas eu de contamination à grande échelle dans les avions. Un homme qui avait la maladie et qui avait une toux sèche a voyagé en avion de la Chine à Toronto le 22 janvier. Mais personne d’autre à bord de ce vol n’a obtenu un résultat positif au test de dépistage.

Transports Canada recommande le port d’un masque qui réduit le risque qu’une personne atteinte propage le coronavirus en expulsant des gouttelettes de salive. L’air à bord des avions est remplacé toutes les deux ou trois minutes et passe par un filtre qui bloque les virus.

Pourquoi ne pas ouvrir plus de bureaux et les foyers de soins?

Les visites dans les foyers de soins, par exemple, font toujours l'objet de restrictions. Les autorités jugent que ces restrictions sont nécessaires pour protéger les résidents de ces établissements, pour qui la COVID-19 peut être mortelle.

La Dre Fitzgerald souligne que la plupart des entreprises à Terre-Neuve-et-Labrador sont rouvertes. La province prépare aussi un plan pour permettre plus de visites dans les foyers de soins.

Les autorités médicales ont maintes fois expliqué que de simples gestes comme respecter la consigne d’éloignement physique, se laver soigneusement et fréquemment les mains, rester à la maison quand on est malade et limiter les contacts personnels sont les meilleurs moyens de réduire les risques de contagion.

Il y a toujours un risque que de nouveaux cas surviennent par endroits, mais les mesures en vigueur pour les détecter, retracer leurs possibles contacts et encourager leur isolement sont plus efficaces aujourd’hui qu’elles ne l’étaient en mars.

Il n’est pas réaliste pour nos provinces de rester fermées jusqu’à ce qu’un vaccin soit mis au point. L’objectif réaliste est de vivre avec la COVID-19, ajouté la Dre Janice Fitzgerald.

Avec les renseignements de Peter Cowan, de CBC

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Terre-Neuve-et-Labrador

Santé publique