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Le nombre de sans-abri serait en hausse à Sudbury

L'extérieur du Centre du samaritain.

Le Centre du samaritain à Sudbury offre des services aux moins fortunés de Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Didier Pilon

Radio-Canada

Les sans-abri sont plus visibles depuis quelques semaines dans les rues de Sudbury, selon la professeure de l’Université Laurentienne Carol Kauppi, qui estime leur nombre à environ 3000 dans la Ville.

Mme Kauppi, qui est la directrice du Centre de recherche en justice et politique sociales, affirme que certains facteurs forcent des personnes qui sont considérées comme des sans-abri cachés à passer plus de temps dans les rues.

L’itinérance cachée inclut des personnes sous le seuil de la pauvreté qui vivent dans un logement collectif, soit dans leur propre petite chambre.

Elle affirme qu’il est probable que ce segment de la population ait migré vers l’extérieur ces dernières semaines pour échapper à des conditions de logement peu confortables.

Très souvent, il n’y a pas d’eau courante dans la chambre et elle est également surpeuplée , a déclaré Mme. Kauppi. Les gens partagent les frais d’hébergement en hiver, donc il y a beaucoup de monde dans une chambre et quand le temps se réchauffe, ils abandonnent la chambre et vont dehors.

Il est certain qu’avec la COVID-19, il y a eu beaucoup de messages pour éviter les situations où les gens sont en situation de surpeuplement.

Carol Kauppi, directrice du Centre de recherche en justice et politique sociales de l'Université Laurentienne

Mme Kauppi indique que son équipe de recherche a contacté des organismes qui offrent des services aux sans-abri pour avoir un meilleur portrait de la situation actuelle.

Ils disent que les rues ont été largement vides à cause de la pandémie, mais les sans-abri sont là. Ils sont dans des camps de brousse ou certains d’entre eux ont été transportés par bus jusqu’à un hôtel la nuit, mais ils sont ramenés dans le centre-ville pendant la journée , rapporte la professeure.

Une chambre à deux lits

Des itinérants dorment dans des chambres de motel situés au 1500 rue Regent, parce que la distanciation sociale n’était pas possible dans le refuge de la rue Larch pendant la COVID-19.

Photo : ACSM/Kayla Belanger

Mme Kauppi ajoute qu’avec les restrictions en place depuis le début de la pandémie, les sans-abri ont également plus de difficultés à accéder aux services de base, comme la nourriture et les médicaments.

La chaleur extrême est aussi une source d’inquiétudes, car les sans-abri n’ont pas toujours accès à un endroit pour se rafraîchir.

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