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Afflux aux frontières à l'ouverture de la bulle atlantique

De très nombreux automobilistes font la queue vendredi à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse en ce jour d'ouverture de la bulle atlantique

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Radio-Canada

De nombreux automobilistes profitent de l’ouverture de la bulle atlantique, vendredi, pour franchir l’une ou l’autre frontière interprovinciale de la région.

Depuis minuit en ce vendredi 3 juillet, les exigences d’isolement pendant 14 jours sont levées pour les résidents du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador qui se rendent dans l’une ou l’autre de ces provinces. Les gens de l’extérieur, pour leur part, doivent toujours s'isoler pendant 14 jours à leur entrée dans la bulle atlantique.

Plusieurs agents en uniforme parlent à des gens assis au volant de leur voiture.

Les agents provinciaux à la frontière demandent notamment aux automobilistes de présenter leur permis de conduire, qui constitue une preuve de leur lieu de résidence permanente.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Une longue queue de voitures s’est formée sur la Transcanadienne au lever du jour à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Plusieurs automobilistes ont dit qu'ils voulaient s'y rendre tôt justement pour éviter un embouteillage.

Anne Gervais, résidente d’Halifax, est heureuse de pouvoir aller au Nouveau-Brunswick retrouver les siens. Je vais visiter ma famille dans le nord du Nouveau-Brunswick. On est content de pouvoir retrouver tout le monde, pouvoir voyager, sortir de chez nous. Finalement, il fait beau, c’est l’été. On a bien hâte à notre petit séjour, dit-elle.

Anne Gervais, assise dans sa voiture, est interviewée.

Anne Gervais, résidente d'Halifax en Nouvelle-Écosse, est heureuse de pouvoir aller visiter sa famille à Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Au moment d’accorder cette entrevue, dans la matinée, Mme Gervais faisait la queue à la frontière depuis 30 minutes déjà. On ne s’attendait pas à ça, mais ce n’est pas si pire, souligne-t-elle.

Vers midi, d'autres automobilistes au même endroit disaient avoir attendu plus d'une heure. Un peu plus tard, la file de voitures au Nouveau-Brunswick qui attendaient de pouvoir entrer en Nouvelle-Écosse commençait dans les environs de Sackville, à plusieurs kilomètres de la frontière.

Des files de voitures sur une autoroute dans les deux directions.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le matin du 3 juillet 2020 à la frontière de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.

Photo : CBC / Brett Ruskin

Vers 14 h, certains automobilistes disaient attendre depuis environ trois heures à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse.

La situation contrarie ceux qui empruntent régulièrement ce trajet. Trevor Wilson, un camionneur à qui CBC a parlé au téléphone en après-midi, disait avoir avancé d'à peine une centaine de mètres en une heure sur la Transcanadienne. Il était au Nouveau-Brunswick et essayait de se rendre à l'entrée de la Nouvelle-Écosse.

Un homme en gilet de sécurité.

Jacques Babin, agent de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick à la frontière près de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

L’agent Jacques Babin, de la Sécurité publique du Nouveau-Brunswick, explique comment la circulation est dirigée à la frontière près de la Nouvelle-Écosse.

La ligne de gauche, c’est les personnes [auxquelles on pose] des questions plus détaillées. La ligne de droite, c’est plus pour le trafic commercial, les gens qui travaillent au Nouveau-Brunswick et qui ont des [laissez-passer] et aussi les gens qui vont à l’Île-du-Prince-Édouard qui ont une lettre qui leur donne la permission d’entrer à l’Île-du-Prince-Édouard. On fait tout ce [qu’on peut] pour essayer d’améliorer le processus et de faire un processus un peu rapide, indique Jacques Babin.

Dennis King debout parle à un homme souriant au volant d'une camionnette.

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Dennis King, s'entretient avec un automobiliste à la frontière, vendredi matin.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Certaines provinces de l’Atlantique recommandent aux voyageurs de remplir à l’avance un formulaire pour accélérer les formalités à la frontière. Les gens doivent aussi présenter une preuve de résidence en Atlantique en se présentant à la frontière de l’une ou l’autre des quatre provinces.

Certains automobilistes se sont présentés à une frontière dès l’ouverture de la bulle, à minuit, dans l’espoir d’éviter tout embouteillage. C’était le cas de Claude et Judy Léger, un couple de retraités du Nouveau-Brunswick qui a l’habitude de se rendre chaque année à l’Île-du-Prince-Édouard.

Oui, c’est ça l’idée. C’est pour ça qu’on est venus ce soir. On a passé tout droit, mais il y avait plusieurs autos à côté, sur le bord du chemin. Ç’a passé assez vite, indique Judy Léger.

Deux agents provinciaux discutent avec une femme assise au volant de sa voiture.

Des automobilistes à un point de contrôle de l'Île-du-Prince-Édouard à l'ouverture de la bulle atlantique.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Les questions qu’on leur a posées à la frontière étaient simples. Ils nous ont demandé qui on était, le numéro de [permis de conduire], deux identités et si on avait été malades, toutes les choses qu’ils demandent pour ça, affirme Judy Léger.

Des agents en uniforme le visage couvert de masques parlent à des automobilistes dans leurs voitures.

À Cap-Jourimain au Nouveau-Brunswick, des automobilistes font la file dans l'après-midi du 3 juillet 2020 pour entrer sur le pont de la Confédération qui mène à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Le formulaire n’était pas compliqué non plus, ajoute-t-elle. Ce n’était pas long. C’était des questions toutes simples. C’était facile à remplir.

Des automobilistes font la queue à l'approche du pont.

Le pont de la Confédération, qui relie l'Île-du-Prince-Édouard au Nouveau-Brunswick, est aussi très achalandé en ce jour d'ouverture de la bulle atlantique.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Émilie Clavet, qui était à l’Île-du-Prince-Édouard depuis la mi-mars, avait hâte de pouvoir rentrer chez elle à Edmundston, au Nouveau-Brunswick. Elle s’était aussi bien préparée pour franchir rapidement la frontière dès minuit.

Des autos font la file. En arrière, on voit un tableau de signalisation numérique sur le pont de la Confédération.

À Cap-Jourimain au Nouveau-Brunswick, des automobilistes font la file dans l'après-midi du 3 juillet 2020 pour entrer sur le pont de la Confédération qui mène à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Dans le fond, je me suis dit qu’il va moins y avoir de monde, parce que les gens vont décoller demain. On dirait que tout le monde a pensé comme moi. Moi, ça ne me dérange pas de voyager de nuit. J’ai tous mes papiers, toutes mes preuves déjà prêtes. Je sais comment ça va se passer un peu. Je me suis informée à plein, parce que ça fait longtemps que j’attends que ça rouvre. [...] Là, je suis vraiment contente que ça rouvre, a expliqué Émilie Clavet quelques instants avant de quitter l’Île-du-Prince-Édouard.

Avec des renseignements de Julien Lecacheur, Héloïse Rodriguez et Wildinette Paul

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